• Anselme de Cantorbéry ⋅ « Que Dieu ne peut pas être pen­sé ne pas être » ⋅ Proslogion 05 11 20

    Et ce quelque chose de tel que rien de plus grand ne peut être pen­sé est si véri­ta­ble­ment qu’il n’est même pas pos­sible de pen­ser qu’il n’est pas. Car on peut pen­ser que quelque chose est, et ce quelque chose être tel qu’il ne peut être pen­sé n’être pas – et c’est là quelque chose de plus grand que quelque chose que l’on peut pen­ser n’être pas. Donc, si ce qui est tel que rien de plus grand ne peut être pen­sé peut être pen­sé n’être pas, cette chose même qui est telle que rien de plus grand ne peut…

  • Anselme de Cantorbéry ⋅ De veri­tate ⋅ cité par Irène Rosier-Catach, La parole effi­cace. Signe, rituel, sacré, Seuil, 2004, p. 84. Traduction Corbin modi­fiée par Rosier-Catach. 18 11 18

    Il n’est certes pas de cou­tume de dire vrai un dis­cours lorsqu’il signi­fie qu’est ce qui n’est pas. Et pour­tant il a véri­té et droi­ture, parce qu’il fait ce qu’il doit. Mais lorsqu’il signi­fie qu’est ce qui est, il fait dou­ble­ment ce qu’il doit, puisqu’il signi­fie à la fois ce qu’il lui a été don­né de signi­fier, et ce en vue de quoi il a été fait. Et c’est selon cette droi­ture et véri­té par laquelle il signi­fie qu’est ce qui est que l’on parle habi­tuel­le­ment d’énonciation vraie, et non pas selon la droi­ture par laquelle il signi­fie aus­si qu’est…