• Richard Fishacre ⋅ « dins­tinc­tio 8 » ⋅ In IV Sententiarum ⋅ cité par Irène Rosier-Catach, La parole effi­cace. Signe, rituel, sacré, Seuil, 2004, p. 403 19 11 18

    Tu diras donc que, bien que toute la pro­non­cia­tion de ces paroles s’étende sur une cer­taine durée de temps, elles sont cepen­dant pro­non­cées pour l’instant ultime [pro ulti­mo ins­tan­ti] auquel elles sont pro­non­cées, et c’est au der­nier ins­tant de la pro­non­cia­tion que se trouve pour la pre­mière fois le corps du Christ sous l’espèce du pain. Imaginons que la pro­non­cia­tion de ces paroles « Ceci est mon corps » s’effectue sans aucune durée de temps, dans un même ins­tant iden­tique en nature et dans le temps. Ne serait-ce pas le cas, alors, que, une fois que le mot ceci a été pro­non­cé, tout…