• Crawford Brough Macpherson ⋅ « Introduction » ⋅ La théo­rie poli­tique de l’individualisme possessif 16 09 24

    Les pro­blèmes que sou­lève la théo­rie moderne de la démo­cra­tie libé­rale sont, nous le ver­rons, plus fon­da­men­taux qu’on ne l’a cru. Il nous est appa­ru qu’ils ne sont qu’autant d’expressions d’une dif­fi­cul­té essen­tielle qui appa­raît aux ori­gines mêmes de l’individualisme au XVIIe siècle : celui-ci est en effet l’affirmation d’une pro­prié­té, il est essen­tiel­le­ment pos­ses­sif. Nous dési­gnons ain­si la ten­dance à consi­dé­rer que l’individu n’est nul­le­ment rede­vable à la socié­té de sa propre per­sonne ou de ses capa­ci­tés, dont il est au contraire, par essence, le pro­prié­taire exclu­sif. À cette époque, l’individu n’est conçu ni comme un tout moral, ni comme…

  • Crawford Brough Macpherson ⋅ « Conclusion » ⋅ La théo­rie poli­tique de l’individualisme possessif

    Nous sommes désor­mais en mesure d’identifier les pos­tu­lats d’ordre social com­muns aux théo­ries poli­tiques les plus impor­tantes du XVIIe siècle et d’apprécier le rôle qu’elles y jouent. Du même coup, il est nous est pos­sible de com­prendre les pro­blèmes qu’ils posent à la démo­cra­tie libé­rale aujourd’hui. En tant qu’affirmation d’une pro­prié­té, l’individualisme repose sur une série de pos­tu­lats que résument assez bien les sept pro­po­si­tions sui­vantes : Proposition I : L’homme ne pos­sède la qua­li­té d’homme que s’il est libre et indé­pen­dant de la volon­té d’autrui. Proposition II : Cette indé­pen­dance et cette liber­té signi­fient que l’homme est libre de n’entretenir avec autrui d’autres…