• Pascal Sanchez ⋅ La ratio­na­li­té des croyances magiques 01 10 18

    La thèse abré­gée de Lalande, publiée ini­tia­le­ment en 1892, a pour objet de réfu­ter les argu­ments évo­lu­tion­nistes deve­nus, selon le phi­lo­sophe, le lan­gage com­mun des sciences phy­siques et morales de son temps. L’analyse de Lalande porte d’abord sur la poly­sé­mie du mot évo­lu­tion qui enf ait ain­si plu­tôt une notion qu’un concept. Ce mot détient, en par­ti­cu­lier, l’étonnant pou­voir de « tout inter­pré­ter au moyen d’un seul et même prin­cipe ». L’évolution est un prin­cipe direc­teur qui engendre indé­fi­ni­ment des expli­ca­tions sur des bases fra­giles. Il suf­fit pour cela de prendre une ques­tion, par exemple l’explication cau­sale, de trou­ver deux termes à…

  • Pascal Sanchez ⋅ La ratio­na­li­té des croyances magiques

    Toute l’analyse de Cassirer répond au pro­jet de défi­nir le cadre struc­tu­rant dans lequel évo­lue la magie. Conformément à un geste typi­que­ment kan­tien, Cassirer se détourne dans un pre­mier­temps du conte­nu de la croyance pour diri­ger son regard vers sa forme. Selon Cassirer, il convient d’abord de décou­vrir le ter­rain sur lequel la magie déploie ses opé­ra­tions, de pré­ci­ser les fon­de­ments de la croyance,avant de s’évertuer à faire l’inventaire eth­no­gra­phique du phé­no­mène. L’hypothèse fon­da­men­tale de Cassirer repose sur l’affirmation d’unerelation étroite entre la magie et la pen­sée mythique. Plus exac­te­ment, la magie n’est qu’un sous-ensemble de la pen­sée mythique, c’est-à-dire…