• Thomas d’Aquin ⋅ Somme théo­lo­gique ⋅ 1266–1273 18 06 17

    Mais le par­ti­cu­lier et l’individu se trouvent sous un mode encore plus spé­cial et par­fait dans les sub­stances rai­son­nables, qui sont maî­tresses / ont maî­trise de leurs actes, et ne sont pas seule­ment agies, comme les autres, mais qui agissent par elles-même (per se) : les actions sont dans les sin­gu­liers (cf. actiones sunt sup­po­si­to­rum). C’est pour­quoi par­mi les autres sub­stances les indi­vi­dus de nature rai­son­nable ont aus­si un nom spé­cial. Et ce nom est per­sonne. Sed adhuc quo­dam spe­cia­lio­ri et per­fec­tio­ri modo inve­ni­tur par­ti­cu­lare et indi­vi­duum in sub­stan­tiis ratio­na­li­bus, quae habent domi­nium sui actus, et non solum agun­tur, sicut…

  • Thomas d’Aquin ⋅ Somme théo­lo­gique ⋅ 1266–1273 10 07 17

    Un tout, c’est ce qui est divi­sible en par­ties. Il y aura donc trois sortes de tota­li­té, selon les trois sortes de divi­sion : 1. Un tout peut être divi­sible en par­ties quan­ti­ta­tives, comme le tout d’une ligne, d’un corps. 2. Un tout peut être divi­sé logi­que­ment ou réel­le­ment en par­ties de l’essence : par exemple, l’objet défi­ni se divise selon les par­ties de la défi­ni­tion, le com­po­sé se résout en matière et en forme. 3. Il y a encore le tout poten­tiel, qui est divi­sible du point de vue de l’étendue de sa ver­tu en puis­sance d’action. Le pre­mier mode de…

  • Thomas d’Aquin ⋅ Somme théo­lo­gique ⋅ 1266–1273

    3. “ Tout ” se dit par rap­port à des par­ties. Or il y a deux sortes de par­ties : les par­ties de l’essence : ain­si la matière et la forme, qui sont dites les par­ties du com­po­sé ; le genre et la dif­fé­rence, par­ties de l’espèce ; les par­ties de la quan­ti­té, en les­quelles se divise une quan­ti­té don­née. Qu’un tout selon la tota­li­té de la quan­ti­té soit dans un lieu, il ne peut pas être en même temps en dehors de ce lieu, car la quan­ti­té du loca­li­sé est exac­te­ment mesu­rée par la quan­ti­té du lieu qu’il occupe ; de sorte qu’il n’y…

  • Thomas d’Aquin ⋅ Commentaire du trai­té de l’âme d’Aristote 28 07 17

    Ce qui le prouve c’est la néces­si­té de phan­ta­sier pour intel­li­ger, soit que, comme le veulent les Platoniciens, l’action d’intelliger soit l’action de phan­ta­sier, — soit que, sans être la même opé­ra­tion que l’opération intel­li­gente, l’opération de phan­ta­sier soit requise pour exé­cu­ter l’action d’intelliger.…