• Alfred de Vigny ⋅ Stello ou Les diables bleus 21 08 16

    Le soleil entrait de toutes parts dans la chambre, car il n’était que trois heures de l’après-midi, et ses larges rayons étaient bleus, parce qu’ils tra­ver­saient de grands rideaux de soie de cette cou­leur. Il y avait quatre fenêtres très hautes et quatre rayons très longs ; cha­cun de ces rayons for­mait comme une échelle de Jacob dans laquelle tour­billon­naient des grains de pous­sière dorée, qui res­sem­blaient à des myriades d’esprits célestes mon­tant et des­cen­dant avec une rapi­di­té incal­cu­lable, sans que le moindre cou­rant d’air se fît sen­tir dans l’appartement le mieux tapis­sé et le mieux rem­bour­ré qui fût jamais. La…