12 09 17

La perte de sub­stance des hommes c’est la perte de leur vieil être que le capi­tal a pom­pé. Le pro­ces­sus tou­chant à sa fin, le capi­tal doit main­te­nant s’attaquer non plus à la dimen­sion pas­sée de l’humanité, mais à sa dimen­sion future ; il doit conqué­rir l’imagination. L’homme est donc dépouillé et tend à être réduit à sa dimen­sion bio­lo­gique. Le phé­no­mène atteint les racines. Autrement dit le déve­lop­pe­ment des forces pro­duc­tives se pré­sente comme ayant été néces­saire pour détruire les vieux sché­mas, les modes de pen­sée, les repré­sen­ta­tions archaïques qui limi­taient les hommes (cette des­truc­tion est main­te­nant inter­pré­tée par des phi­lo­sophes comme Foucault). Mis en cause dans leur exis­tence pure­ment bio­lo­gique, les êtres humains com­mencent à se sou­le­ver contre le capi­tal. C’est à par­tir de là que tout peut être recon­quis, par une créa­tion géné­ra­li­sée. Mais ce deve­nir n’est pas simple, uni­voque. Le capi­tal peut encore pro­fi­ter de la créa­ti­vi­té des êtres humains, leur ravir l’imagination, se régé­né­rer et se resub­stan­cia­li­ser ; c’est dire que la lutte est d’importance et donne toute sa pro­fon­deur à l’alternative : com­mu­nisme ou des­truc­tion de l’espèce humaine. Enfin, on ne doit pas oublier qu’au cours de l’errance dif­fé­rents mou­ve­ments révo­lu­tion­naires cher­chèrent l’issue ; main­te­nant ils peuvent se mani­fes­ter

« Errance de l’humanité – Conscience répres­sive – Communisme »
Invariance
1973
anthropologie capitalisme communauté communisme marxisme