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Proust, Le côté de Guermantes

Mais si j’avais depuis des années — comme un par­fu­meur à un bloc uni de matière grasse — fait absor­ber à ce nom de prin­cesse de Parme le par­fum de mil­liers de vio­lettes, en revanche, dès que je vis la prin­cesse, que j’aurais été jusque-là convain­cu être au moins la Sanseverina, une seconde opé­ra­tion com­men­ça, laquelle ne fut, à vrai dire, par­ache­vée que quelques mois plus tard, et qui consis­ta, à l’aide de nou­velles malaxa­tions chi­miques, à expul­ser toute huile essen­tielle de vio­lettes et tout par­fum sten­dha­lien du nom de la prin­cesse et à y incor­po­rer à la place l’image d’une petite femme noire, occu­pée d’œuvres, d’une ama­bi­li­té tel­le­ment humble qu’on com­pre­nait tout de suite dans quel orgueil altier cette ama­bi­li­té pre­nait son origine.