28 06 24

Dogs run when they can

Time belongs to those who have so lit­tle time
that all of it is spent to think about the time they have
They end up being time itself
Dogs run when they can
eat so much food they throw up
howl the moon seize the day burn their paws
I’ve been offe­red a mas­sage in a salon for my bday
focu­sed on fee­ling it super casual
over­thought the under­thin­king
in order to maxi­mize
plea­sure
— but fai­led —
even­tual­ly became plea­sure itself

Les chiens courent quand ils peuvent. Le temps appar­tient à ceux qui ont peu de temps, que tout est dépen­sé à pen­ser au temps qu’ils n’ont pas. Ils finissent par deve­nir le temps en lui-même. Les chiens courent quand ils peuvent, ils mangent tel­le­ment de nour­ri­ture qu’ils vomissent. Ils hurlent à la lune, ils sai­sissent la jour­née, brûlent leurs pattes. On m’a offert un mas­sage dans un salon pour mon anni­ver­saire. J’étais concen­trée sur le sen­ti­ment d’être très natu­relle, j’ai trop pen­sé à ne pas pen­ser de manière à maxi­mi­ser le plai­sir, mais j’ai échoué, éven­tuel­le­ment deve­nant le plai­sir en lui-même.

« Dogs run when they can » Hot Wings & Tenders
trad. Lucille (lien)
p. 53
lien