Voilà donc les premiers traits caractéristiques de ce que j’ai décidé d’examiner sous le nom de sociographies. Il s’agit de pratiques qui n’introduisent pas toujours de forts écarts stylistiques ou formels par rapport à une norme littéraire interne, mais qui se développent en débordant vers d’autres espaces, qui ne cherchent pas à toucher un plus large lectorat en affectant une langue d’entertainment. Leur logique ou leur pragmatique ne sont pas celles du choc ni de la séduction des masses, elles consistent à changer la façon dont leur public agit pour les faire exister. Elles peuvent alors être comprises comme des tentatives de dénaturalisation du public, des manières de lui donner une forme sensible spécifique.
24 01 26