
C’est sorti le 3 septembre ça s’appelle Vexations (une expérience utilisateur)
- en livre, chez Catabase, nouveau label littéraire des éditions La Découverte
- en ligne, là.
Le texte est écrit en style mocassin parfois, philo analytique d’autres fois, nerd toujours.
J’en lirai et parlerai un peu :
- à l’Atelier (Paris), le 11 septembre
- à Zoème (Marseille), le 24 septembre
- à Delta (Paris), le 29 septembre
- au Musée des Beaux-Arts de Rennes, le 1er octobre
La conception graphique du livre, couverture, maquette et dessins compris, est d’Adèle Orain.
Je reprends certains éléments de son travail pour la version en ligne, truffée de dark patterns rendus à leur milieu naturel. La lecture y est encombrée de toute la panoplie toxique des expériences utilisateur ordinaires de notre temps : réglages, sollicitations, aides, recommandations, possibilités de résumé ou d’oralisation — autant de petits services et options généreusement invasives qui demandent en retour un supplément d’attention.
Les pièges, ici, sont visibles. Ils n’occultent pas leurs ressorts. Ils ne cherchent pas tant à vous faire rester qu’à rendre la dépense sensible. C‘est donc à cette unique fin d’amélioration du service que le site enregistre votre agitation (scroll, clic, tap, changement d’onglets…) et vous en fait payer le prix en dégradant le texte, les images et les sons. À l’issue de votre session, vous obtiendrez un compte-rendu de votre parcours utilisateur sous la forme d’une carte thermique. Enfin, une version audiobook-karaoké vous permet d’entendre un clone de la voix de l’auteur lire n’importe quel passage du texte.
Un outil formidable à l’usage incertain. Un de plus.

























