Vaccins Covid Vaccin Moderna Psychologie/Développement personnel Je n’arrive pas à vouloir apprendre le monde.
et toutes les villes comptent ces violences du petit peuple difficile de faire vivre toutes ces formes sociétales ensemble. Gouvernance d’amateurs qui n’arrive pas à vouloir comprendre les malaises de notre société.
Aujourd’hui , chacun viens avec sa folie, son bon sens, sa timidité, sa valeur, sa tendance… Même si la majorité n’arrive pas à vouloir partager la vision d’autrui. J’crois que c’est un gros frein pour certains qui sont pas habitué à avancer avec le caractère des autres.
Et l’on connaît l’analyse décisive de saint Augustin sur cette liberté qui n’arrive pas à vouloir .
Bien que je sache qu’il y a un malheur en vue, le seul fait d’être attachés à la même corde le donne l’illusion d’une entente entre nous deux. C’est une erreur mais je n’arrive pas à vouloir du mal à cette femme qui est en train de me trahir.
À l’issue, Xavier Bertrand affiche un discours plutôt pacifique : « Je ne suis toujours pas macroniste, mais je n’arrive pas à vouloir être dans une guerre de tranchée. » Après, lorsque l’on égrène un à un les dossiers avec lui, les coups de griffes du chat Bertrand sont plus nombreux que les caresses.
Écriture basique, des situations auxquelles on n’arrive pas à vouloir croire, des personnages lisses.
finit par se donner les motifs de ne rien faire. Il n’arrive pas à vouloir , il rumine une incessante analyse de lui-même et de la réalité qui le maintient en dehors de toute volonté.
Je n’arrive pas à vouloir détruire quelqu’un que je connais pas juste parce qu’il me le demande.
Et donc je n’arrive pas à penser des choses heureuses je n’arrive pas à vouloir je n’arrive pas à me définir je n’arrive.
Dans son genre, cet autre univers est au moins aussi intéressant que le nôtre et on n’arrive pas à vouloir sa destruction.
Quelque part, ce couple est prisonnier de son destin et de son époque, il n’arrive pas à vouloir véritablement quelque chose.
Que si un de ses potes se fait mal ou est malade, c’est sur lui qu’on comptera. Il le sait et n’arrive pas à vouloir du mal aux autres. Il n’arrive pas à souhaiter la blessure ou le forfait d’un copain, et pourtant, qu’est-ce qu’il aimerait le jouer ce match. Mais il le savait, il s’en doutait et il était prêt.
C’est plus vrai que jamais en ce moment, on n’arrive pas à vouloir se séparer de ceux qui nous appauvrissent tout les jours un peu plus !
Je n’arrive pas à vouloir découvrir leur musique que je ne connais malheureusement pas.
Harper est très convaincant lorsqu’il dit ce genre de trucs. Et c’est vrai qu’ici notre esprit change, au plus profond. L’auteur du journal intime ne cesse d’évoquer son grand dilemme. Il n’arrive pas à se concentrer sur sa respiration. Il n’arrive pas à vouloir arrive pas à vouloir se concentrer. Ta vie est un échec. Une série de mauvaises décisions. Il se déteste. Des choses à régler.
Si je n’arrive pas à vouloir ce que je veux ! C’est que je manque d’imagination ! C’est que le circuit du vouloir m’échappe !
On arrive au malaise dans la relation quand les normaux soit font comme si l’autre était comme eux, soit l’ignorent car n’arrive pas à vouloir voir sa différence. Comme on met souvent la personne stigmatisée dans cette situation de malaise, elle a toutes les chances de devenir la plus habile à la manier.
J’aimerais pouvoir arriver à vouloir croire que je ne suis pas le seul.
Je dois écrire sinon je ne saurai jamais où est la réalité. J’ai pas mal. Je comprends tout mais je n’arrive pas à vouloir ce que je pense. Je sais qui j’étais. Je sais ce que je deviens, mais je ne sais pas pour combien de temps.
Osons écrire que n’est pas comme l’âne de Buridan qui veut. Oui c’est osé car justement, l’âne de Buridan n’arrive pas à vouloir. Et arriver à vouloir être un être qui n’arrive pas à vouloir c’est vraiment fort, n’est-il pas ?
Elle m’a demander jusqu’où j’irais et elle m’a dit que pour elle c’était une façon de mettre fin à mes jours. Je le sais mais je n’arrive pas à vouloir arreter, c’est comme si cette solution me convenait et en même temps il y a mon fils mais je préfère ne pas penser à l’après, a lui pour continuer mon autodestruction.
Face au juge d’instruction, elle eut cette phrase que l’avocat général souligne à plusieurs reprises : « J’ arrive pas à vouloir . » La psychologue qui la suit depuis bientôt deux ans explique que le viol est venu s’ajouter aux maltraitances de l’ex-belle-mère.
Puis, c’est venu comme ça. Et il n’est pas peu fier du résultat. Bruno ne sait pas très bien ce qu’il veut faire plus tard. Il n’arrive pas à vouloir quelque chose de loin. Il préfère se satisfaire de ce qu’on a maintenant.
Pardon mes amis, vous êtes morts par ma faute, je n’arrive pas à vouloir le tuer, pour la première fois de ma vie, je vais fuir, pardonnez-moi d’être aussi faible !
j’ai le cerveau fait pour ça visiblement, mes bonnes notes dans le domaine me disent que c’est bon, je peux y arriver. Mais je n’y arrive pas, je n’arrive pas à vouloir , c’est trop dur de se forcer, d’imaginer une vie de travail à attendre le week end pour se défouler, boire, se droguer, s’abîmer, oublier puis retourner se tuer un peu plus pour avoir de quoi survivre.
Malgré des baisse de production (en terme de porcs mis en marché), le marché n’arrive pas à vouloir se débarrasser des inventaires (Cold storage) encombrant des derniers mois.
Déjà, il sait. Irrémédiablement, il a choisi : le 23 juillet, il se donnera la mort. Parce qu’il n’arrive pas à vouloir ni à désirer, parce qu’il a peur, parce qu’il n’arrive à mettre la main sur rien.
Il a beau être parfois dégueulasse, je n’arrive pas à vouloir sa mort (heureusement, il meurt pas). Je peux juste me dire : Chaos, t’es trop cool.
Mais il y a de ces situations ou le désir de l’un n’est juste pas compatible avec le désir de l’autre. Peu importe les arguments on arrive pas à vouloir la même chose. Tu trouves que l’exemple de l’avortement est un peu fort, moi je le trouve au contraire très pertinent.
j’ai pourtant l’impression de ne pas être difficile et d’aimer beaucoup de chose mais force est de constater que je dois l’être ! Mais malgré ces déceptions je n’arrive pas à vouloir autre chose que des surprises,et je crois plus profondément que c’est l’envie d’être rassurée en me disant « lui au moins il me connait par coeur…… »
elle perçoit que ça ne va pas, elle veut s’en sortir, regrossir, mais a tellement peur de perdre le contrôle qu’elle n’arrive pas à vouloir ce changement. Elle est coincée dans cet état de grand contrôle.
C’est pas Dieu, c’est pas toi, c’est pas nous, c’est pas eux / C’est bien moi qui arrive pas à vouloir la lueur dans tes yeux / J’étais passagère dans ta vie, j’savais que j’avais pas d’avis
Alors que d’une part, il réalise et magnifie l’amour, d’autre part il s’en dissocie forcément, soit qu’on n’arrive pas à vouloir celui qu’on aime, soit qu’on a besoin de vouloir d’autres femmes et d’autres hommes.
Et si on ne le fait pas, on fait gagner et prospérer le mal, parce qu’on a refusé ce que Dieu veut nous donner et parce qu’on n’arrive pas à vouloir comme lui le triomphe de l’amour chez tous ses enfants.
Le fait est que je l’adore, on est sur la même longueur d’ondes, on a les mêmes délires blabla, il est très attirant, mais j ’arrive pas à vouloir de lui. je n’ai absolument aucune idée de ce qui me bloque.
Pourquoi je n’arrive pas à vouloir le bonheur et croire en mon ex, que je pense pervers narcissique ou du moins toxique, qui avance et a des projets ?
par ce que si t’es une femme en mal d’enfant, tu pourrais aussi être mon mari, en mal de sa vie et du pourquoi il n’arrive pas à vouloir d’enfant… sauf que pour la fin du texte, chacun peut l’interpréter comme il veut !
je fais aucun effort pour contrôler ça donc c’est pas du contrôle ni du sang froid, j ’arrive pas à vouloir de mal au autre, parfois oui, mais seulement quand ça touche d’autre personne ou que c’est une injustice
Il doit avoir des blocages qui font qu’il n’arrive pas à vouloir s’engager avec vous. Il peut ne pas être prêt, mais la plupart du temps cela veut surtout dire qu’il ne vous voit pas comme la femme de sa vie…
on a essayé une séance de thérapie de couple… en vain car je n’arrive pas à vouloir réparer car je suis déjà partie…
Ajd nous nous aimons comme jamais nous n’avons aimé d’autres personne nous sommes si heureux quand nous sommes ensemble et lui n’arrive pas à vouloir franchir le pas… Ajd je ne crois plus en rien…
Depuis le temps, j’ai l’habitude, je ne changerai plus. Mais même quand on me met à terre, je n’arrive pas à vouloir faire du mal à l’autre. Je n’ai pas l’esprit de vengeance, du tout. C’est ainsi. Je n’arrive pas à me défendre.
Par exemple, on peut lui dire avec sincérité : « Seigneur, je n’arrive pas à vouloir obéir à tes commandements » ou « Au fond de moi, je souhaite faire ta volonté. Mais en pratique, je ne suis pas assez motivé(e)… ».

La connaissance est liée à la lutte.
Et connaît vraiment celui qui hait vraiment.1

Ce n’est pas nous qui savons,
c’est une certaine situation en nous qui sait.2

La gradualité n’explique rien sans les sauts.
Les sauts ! Les sauts ! Les sauts !3

Dans l’« Italie des [soixante] dernières années », Nanni Balestrini passe, « selon un paradoxe qui ne l’est qu’en apparence », pour « l’écrivain le plus radicalement formaliste et radicalement engagé »4. L’adverbe est d’actualité ; les deux adjectifs ont vieilli,

  • à moins que par « formaliste » on réussisse à entendre, au-delà du partage inopérant fond/forme, une attention maintenue aux cadres, aux dispositifs, aux artifices de l’écriture (contre l’évidence du sentiment ou de l’expression, et contre les prétentions à l’« innocence » et au « naturel »5), et même, selon l’accusation parfaite d’un bolchevik orthodoxe, un « criminel sabotage idéologique »6, puisque le formalisme ainsi entendu, en tant qu’il s’intéresse à la façon dont les discours sont constitués afin que jamais ils ne puissent passer pour institués, est nécessairement un ennemi des dogmes ;
  • à moins aussi qu’on n’arrive à débarrasser « engagé » de la fameuse responsabilité historique de l’écrivain (dont « chaque parole a des retentissements ; chaque silence aussi »7) qui a longtemps aménagé à la « parole intellectuelle » un destin propre au sein de la communauté des parlants ; on pourrait, à l’inverse, y entendre une forme d’implication politique qui rejette par principe la division du travail discursif et intellectuel – par exemple entre les poètes (ces grands inquiets du langage, en charge du « symbolique » ou de « la langue ») et les sujets politiques ordinaires (qui se contentent – symptômes d’un monde ayant sacrifié le langage tout entier à la véhicularité – de faire des phrases, formuler des opinions, communiquer des informations).

En ce sens, « formaliste » et « engagé » – si les deux mots, à nécessiter tant de pincettes, demeurent utilisables – peuvent qualifier :

  • une poésie qui ne s’excuse pas de ne pas être l’action (ou : « la politique », « la révolution », « la vie », « le réel » – au choix et combinables) ;
  • une politique qui ne s’excuse pas de ne pas être « la poésie » (ou : « l’imaginaire », « le rêve », « le réenchantement » etc.).

Reste le « paradoxe » apparent, tant semble s’être naturalisée l’idée, au cours de la seconde moitié du 20e siècle, que « faire de la poésie » (sérieusement, formalistement), « c’est déjà politique »8.Continuer

  1. Mario Tronti, Introduction à Operai e capitale (Turin : G. Einaudi, 1966 ; fr. : Ouvriers et capital, Genève : Entremonde, 2016, p. 21, trad. Y. Moulier-Boutang & G. Bezza)
  2. « Que l’esprit ait besoin d’une certaine forme d’excitation, même s’il ne s’agit que de reproduire des idées que nous avons déjà eues, c’est ce qu’on voit souvent dans les examens où sont interrogés des esprits ouverts et cultivés à qui l’on pose, sans préambule, des questions telles que : Qu’est-ce que l’État ? Ou : Qu’est-ce que la propriété ? Ou d’autres choses du même genre. Si ces jeunes gens s’étaient trouvés dans une société où l’on avait débattu de l’État ou de la propriété depuis un certain temps déjà, ils auraient peut-être facilement trouvé la définition en comparant, isolant et récapitulant les concepts. Mais ici, où cette préparation de l’esprit fait totalement défaut, on les voit brusquement buter ; et seul un examinateur manquant totalement de discernement en déduira qu’ils ne savent pas. Car ce n’est pas nous qui savons, c’est une certaine situation en nous qui sait. » (Heinrich von Kleist, « De l’élaboration progressive de la pensée par le discours », dans Œuvres complètes, t. 1 : « Petits écrits », Paris : Gallimard, « Le Promeneur », 1999, p. 48, traduction modifiée)
  3. Lénine, commentant la « rupture de gradualité » (Abbrechen des Allmählichen) de Hegel dans ses Cahiers philosophiques (1895–1916), Paris, Éditions sociales, 1973, p. 118–119
  4. Ada Tosatti, dans sa postface à l’édition française de Blackout (Genève : Entremonde, 2011)
  5. « La lingua della scrittura letteraria non è mai innocente e “naturale”. » (Nanni Balestrini & Alfredo Giuliani, dans Gruppo 63. L’antologia, Milan : Bompiani, 2013)
  6. Le mot est d’Anatoli Lounatcharski, Commissaire du peuple à l’éducation de 1917 à 1929.
  7. « L’écrivain est en situation dans son époque : chaque parole a des retentissements. Chaque silence aussi. Je tiens Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu’ils n’ont pas écrit une ligne pour l’empêcher. Ce n’était pas leur affaire, dira-t-on. Mais le procès de Calas, était-ce l’affaire de Voltaire ? La condamnation de Dreyfus, était-ce l’affaire de Zola ? L’administration du Congo, était-ce l’affaire de Gide ? Chacun de ces auteurs, en une circonstance particulière de sa vie, a mesuré sa responsabilité d’écrivain. » (Jean-Paul Sartre, « Présentation des Temps Modernes », Situations II, Paris : Gallimard, 1948, p. 7)
  8. C’est en tout cas ce que Nathalie Quintane raconte qu’on a prétendu : « Al Dante avait publié les plus importants poètes de l’époque, et le premier bouquin directement politique en poésie, après une abstinence de près de trente ans : une petite anthologie sur les sans-papiers (Ouvriers vivants, Romainville : Al Dante, 1999). C’était ce bouquin qui avait contribué à casser le cliché qu’on entretenait entre nous, poètes : que, de toute façon, écrire de la poésie, c’était déjà politique – une position intéressante, défendable, devenue confortable à la longue. » (Nathalie Quintane, Un œil en moins, Paris : P.O.L, 2018, p. 203–204)

Un supérieur est appelé à témoigner lors du procès d’un de ses subordonnés.

lapresse.ca, 11 août 2020

Un subordonné attend de ses supérieurs de l’autorité, du respect, des instructions claires en amont des opérations et pendant, et un soutien sans faille au cours de l’instruction. Témoin d’une procédure, le sergent superviseur – qui a conquis son grade en faisant la preuve régulière de son discernement – vient plaider, sans failles, l’humanité de son subordonné.

Rappeler de l’agent l’humanité – quantitative : appartenance à l’espèce ; et qualitative : sollicitude (de gros et de détail) pour l’espèce –, c’est tenter de porter les débats hors de l’agentivité en tant que telle, pour les faire pénétrer la composition d’une âme singulière. Gagner l’attention du juge à la singularité de cette âme, c’est faire un pas décisif vers l’acquittement de cet agent.

Du haut de la supervision, la vue est imprenable sur les qualités humaines de la quantité subalterne. L’autorité qui, en temps normal, est – surtout dans les métiers de corps – agence supérieure (puissance de mettre en mouvement les agences inférieures), est, par temps judiciaire, vision supérieure (puissance de pénétration du secret des âmes).

Le sergent superviseur observe, depuis sa supervision, la quantité des pairs humains, s’arme du critère « humanité », ventile cette multitude et distingue : un humain excellent perçant sous l’uniforme, un humain insigne brillant sous l’insigne. On dira : au plan de l’humanité – déterminant de masse et facteur de distinction – en voilà un qui sort du lot. Ou : chez ce policier, on trouve non simplement une quantité d’humanité sans égale parmi ses pairs policiers, mais aussi une qualité d’humanité sans commune mesure avec ce qui a cours dans la masse humaine.

Le subalterne excelle en humanité qualifiée. Il dépasse d’elle mais sans excès : il affleure au niveau de l’exemple sans manquer de faire saillir sa singularité. À cet égard, l’apologie du superviseur paraît risquée ; dans un métier de corps, « hors pair » pourrait trahir une velléité de l’agent à se distinguer, non pas au sein du corps, mais tout bonnement du corps. C’est ce débordement passionnel, cet excès héroïque, qu’il faut éviter de faire entrevoir dans la plaidoirie. Ce n’est donc pas, dans le supervisé, le policier qui sera prédiqué « hors pair » ; c’est le sujet « humain » – au sens de sensible et souverain certainement.

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Explication

  1. La poix désigne conventionnellement, d’après Wikipédia, « n’importe quel liquide très visqueux, qui semble solide ».
    1. Est-ce que « n’importe quel liquide très visqueux, qui semble solide » est une description de l’usage du mot « poix » ou de la chose elle-même ? Est-ce que c’est la définition de « poix » ou la caractérisation de la poix ? Et alors une caractérisation par le propre ou par l’espèce ? Est-ce que la poix tient sa singularité dans le monde du fait d’allier semblance de solidité et viscosité effective ? Ou est-ce que par là elle s’apparente à une foule d’autres choses qui se distinguent sur le même mode ? Est-ce que la « semblance » de solidité abuse uniquement la vue ou aussi le toucher ? Et si aussi le toucher, pourquoi est-ce que la viscosité, au contraire de la solidité, serait épargnée des vicissitudes empiriques de la « semblance » ? Pourquoi est-ce qu’on ne dirait pas : une substance qui, sous le rapport de l’expérience en laboratoire, semble être un liquide d’une grande viscosité, et sous le rapport de l’expérience ordinaire, un corps solide ? Quand, où, à qui, dans quels yeux, sous quels pieds et entre quelles mains, est-ce que la poix « semble solide » ?
    2. La phrase de Wikipédia est elle-même visqueuse-qui-semble-solide. Ses termes lapidaires ne l’empêchent pas de goutter, de nous couler entre les doigts si on cherche à s’y accrocher : « poix » ne désigne rien de substantiel en propre, mais seulement une espèce ou un type de substance (par exemple : poix de résine ou de goudron, bitume).
    3. À vrai dire, « poix » ne désigne même pas un type de substances de même origine ou issues d’un même procédé d’extraction ou de fabrication, mais un ensemble de propriétés parmi lesquelles la viscosité, l’adhérence, l’isolance – toutes extrêmes.
    4. C’est à cette quantité de qualités qu’on a donné un nom commun, un nom dont le caractère monosyllabique laisse imaginer une imposition très lente, ou bien subite. « Poix » a peut-être été reçu d’un coup, dans l’évidence d’une analogie avec un truc déjà nommé (substance matérielle ou immatérielle, divine ou amie), ou alors « poix » a longtemps tourné dans les bouches, sous une forme mal dégrossie d’abord puis de plus en plus raffinée, jusqu’à ce qu’un jour, au bout d’un certain nombre de veillées communautaires autour du feu communautaire, un quintessencier monosyllabe ne s’atteste, et là-dessus un accord informel, sans conversation mais par elle, s’établit autour du son « poix » – son aussi impropre que n’importe quel autre mais pas grave, il va bien tant qu’on le crédite.
    5. Mettons que de ce jour on a rendu « poix » responsable d’un savoir liquide. On a mis « poix » en charge d’une réalité mal authentifiée mais bien disposée pour l’usage. On a fait usage de poix et de son nom sans souffrir de n’y avoir attaché ni norme ni format.
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