The tears are auto­ma­tic. They drip down the cheeks, dam­pen books, key­boards, din­ner plates, post­cards, stee­ring wheels. I don’t weep from sor­row. I weep as a symp­tom. I don’t want to cry, but I do because of a medi­cine. It is as if my body weeps on its own behalf.

My body has rea­son to weep – more rea­son than I do – but there are times I join my tears in their crying, adding to the tears of side effet the tears of cause. Disease has bul­lied me into Cartesianism, but the mixed tears undo divi­sion through liquification.

Can the tears of sad­ness, once shed, be extrac­ted from the gene­ral waters ? I said, some­thing else, « it is a mecha­ni­cal pro­blem and not a meta­bo­lic one. » I said to one friend, about the loss of ano­ther : I miss this per­son more than I will miss [the impor­tant body parts I will miss]. I inten­ded this to be dra­ma­tic but of course it was mat­ter of fact : of course the loss of a friend is worse than losing organs, limbs, or skin.

Can any par­ti­cu­lar loss be extrac­ted from the gene­ral sor­row ? All of the losing (of body parts, capa­ci­ties, people or rela­tions bet­ween them) com­pounds now into one elixir of loss, fumy and irre­vo­cable. It’s as if in all its crying my body know some­thing about sor­row that I refuse.

The only thing sad­der than exis­ting is not exis­ting, any­way, and eve­ryone should have known alrea­dy how impos­si­bly sad exis­ting is. I’d say « all that can go wrong » but the sad­ness of exis­ting isn’t any­thing gone wrong about it, only what is defi­ni­tio­nal : first we exist, then we don’t.

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« The sea­son of Cartesian weeping » A hand­book of disap­poin­ted fate
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p. 169–170

À Naples, les dis­po­si­tifs tech­niques sont cas­sés par prin­cipe : ce n’est qu’exceptionnellement et par un hasard décon­cer­tant qu’on y ren­contre par­fois quelque chose d’intact. Avec le temps, on finit par avoir l’impression que tout y est fabri­qué dans cet état déglin­gué. Nous ne par­lons pas ici des poi­gnées de porte par exemple qui à Naples font encore par­tie des êtres mythiques et ne sont là qu’en tant que sym­boles, pour la repré­sen­ta­tion, ce qui tient au fait que les portes y ont pour seule fonc­tion de res­ter ouvertes et, s’il arrive qu’un cou­rant d’air les ait cla­quées, de se rou­vrir avec des cris effa­rés en trem­blant de tout leur corps. (Naples avec des portes fer­mées, ce serait comme Berlin sans toi­tures.) Nous par­lons au contraire de véri­tables ins­tal­la­tions méca­niques et autres appa­reils du même genre.
Non qu’ils ne fonc­tionnent pas parce qu’ils seraient cas­sés, mais c’est que pour le Napolitain, ce n’est qu’au moment pré­cis où quelque chose s’est cas­sé que cela se met à fonc­tion­ner. Même par un vent violent, il prend la mer avec un bateau à moteur où nous ose­rions à peine mettre le pied. Et certes, rien ne va jamais comme il faut, mais d’une façon ou d’une autre, tout se ter­mine tou­jours bien. Imperturbable, comme si de rien n’était, il réus­sit par exemple, à trois mètre des écueils contre les­quels la mer déchaî­née menace de le fra­cas­ser, à vider le réser­voir d’essence endom­ma­gé dans lequel de l’eau a péné­tré et à le rem­plir sans cou­per le moteur. Et au besoin, il faut en même temps du café des­sus. Ou alors, il par­vient avec une maî­trise inéga­lable à faire redé­mar­rer sa voi­ture en panne en fixant de façon impro­bable un petit mor­ceau de bois qui se trouve par hasard sur la route, – mais seule­ment jusqu’à la pro­chaine panne qui ne man­que­ra pas d’arriver. Car les répa­ra­tions défi­ni­tives lui font hor­reur, et à ce compte-là, il pré­fé­re­ra se pas­ser de voiture.
Et rien de tout cela ne le choque. Il vous regar­de­rait avec éton­ne­ment si vous vous avi­siez de lui dire que ce n’est pas vrai­ment comme ça qu’on se sert d’un moteur ou de quelque ins­tru­ment tech­nique spé­cia­li­sé que ce soit. Il pro­tes­te­rait même éner­gi­que­ment : pour lui au contraire, l’essence de la tech­nique réside jus­te­ment dans le fait que ce qui est cas­sé fonc­tionne. Et il est vrai qu’il maî­trise le manie­ment de la machine en passe bien au-delà de toute tech­nique. Par sa pré­sence d’esprit et son habi­le­té de bri­co­leur, face au dan­ger, c’est sou­vent pré­ci­sé­ment dans la panne qu’il trouve le moyen de se tirer avan­ta­geu­se­ment d’affaire, avec une ridi­cule faci­li­té ; et en cela il res­semble par bien des aspects à l’Américain. Mais il a pour lui l’inventivité supé­rieure des enfants, et comme aux enfants, tout lui réus­sit et le hasard le sert toujours.
En revanche, tout ce qui est intact, ce qui marche pour ain­si dire tout seul, l’inquiète au fond, car c’est jus­te­ment parce que ça marche tout seulque l’on ne peut fina­le­ment jamais savoir com­ment et où ça va aller. Certes, lorsqu’à l’essai, la chose marche vrai­ment, et de sur­croît à peu près comme pré­vu, il tombe dans une extase don­nant géné­ra­le­ment dans le patrio­tique – « Evviva l’Italia !! » – tout enclin à se voir, lui et son pays, à la pointe de tous les peuples de la civi­li­sa­tion. Mais il n’est jamais sûr de ce genre de chi­mères, et même dans le train de Castellammare à Naples, dont on pour­rait se dire qu’au bout d’un demi-siècle d’existence, il finit par faire par­tie du monde pro­fane, il arrive qu’on ne sache pas, jusqu’à la der­nière seconde, où il va vrai­ment aller. C’était du moins la phi­lo­so­phie du chef de gare, telle qu’il me l’exposa lorsque je l’interrogeai à ce sujet. En der­nier res­sort, il n’y a rien à faire, ce qui est intact fonc­tionne, c’est comme ça, ce n’est pas un exploit par­ti­cu­lier, c’est un cas de force majeure*, et les voies de Dieu sont impé­né­trables. En tout cas, le remède à l’enchantement, c’est que l’objet casse. C’est pour­quoi, dans la mesure du pos­sible, cela arrive vite et peut-être plus fré­quem­ment que néces­saire, même aux yeux d’un homme pru­dent. Il est pos­sible que cela ait un rap­port avec le cli­mat, mais quoi qu’il en soit, ça ne fait pas de mal, car c’est bien la seule manière de se dire que ça remar­che­ra un jour.
Ce qui en revanche pour­rait s’avérer dan­ge­reux, ce sont des élé­ments comme l’électricité par exemple, qu’on ne peut cas­ser à pro­pre­ment par­ler et dont on ne peut savoir à cent pour cent s’ils sont vrai­ment de ce monde. Mais c’est là que Naples nous offre le lieu qu’il faut. Ce genre d’être spi­ri­tuels, dont l’énigme reste entière, se fond sans pro­blème avec la gloire des puis­sances reli­gieuses, et la fes­tive ampoule Osram fra­ter­nise dans les tableaux sacrés napo­li­tains avec la cou­ronne et l’auréole res­plen­dis­santes de la Madone, à la grande fas­ci­na­tion de l’âme qui la vénère. Inversement, on aura du mal à trou­ver à Naples quelque chose de plus lamen­table que l’utilisation appro­priée et pro­fane de l’électricité. C’est une com­pas­sion véri­ta­ble­ment cos­mique qui vous étreint le cœur à la vue de la misé­rable ampoule qui pen­douille mélan­co­li­que­ment du pla­fond, pétrie d’ennui mor­tel dans une obs­ti­na­tion vaine, raillée ou oubliée par tout le monde. Et la loi impi­toyable qui veut que le tram­way soit pri­vé de cou­ran­tun jour sur deux demeure inson­dable. « La cor­rente non c’è ? », telle est la sobre for­mule pour dési­gner ce décret céleste. Possible que le télé­phone mar­che­rait assez bien, si seule­ment les numé­ros n’en fai­saient pas qu’à leur tête et si l’annuaire offi­ciel, ou du moins les ren­sei­gne­ments, étaient ini­tiés au secrets de ces chiffres. Mais quoi qu’il en soit dans le détail, à Naples tout ceci ne fait plus par­tie du seul domaine de la technique.
La tech­nique, en effet, ne com­mence véri­ta­ble­ment que là où l’homme oppose son veto à l’automatisme hos­tile et ver­rouillé des créa­tures-machines et inter­vient lui-même dans leur monde. Mais ce fai­sant, il s’avère supé­rieur, et de loin, à la loi de la tech­nique. Car s’il s’approprie la maî­trise des machines, c’est moins en appre­nant leur manie­ment régle­men­taire qu’en y décou­vrant son propre corps. Il com­mences certes par détruire la fausse magie hos­tile à l’homme du fonc­tion­ne­ment intact de la machine, mais dans un deuxième temps, il s’installe, sou­ve­rain, dans l’âme simple du monstre démas­qué, et se réjouit de s’être réel­le­ment incor­po­ré sa pos­ses­sion pour la domi­ner inté­gra­le­ment, dans une uto­pie de toute-puis­sance exis­ten­tielle. Il ne veut plus rien savoir des pré­ten­tions tech­niques de son ins­tru­ment asser­vi, d’un regard incor­rup­tible il a per­cé à jour le faux-sem­blant de sa pure appa­rence ; un petit mor­ceau de bois ou un tor­chon font aus­si bien l’affaire. Bien enten­du, la vio­lence de l’incorporé doit faire ses preuves d’heure en heure, dans le choc vic­to­rieux. Avec une fougue effa­rante, le Napolitain s’élance au volant de sa voi­ture, et si rien n’est fra­cas­sé, le mur qui longe la rue, un cha­riot tiré par un âne, voire sa propre machine, alors tout ça n’avait aucun sens. Ce qu’on pos­sède, il faut aus­si le mal­me­ner, sinon on n’en pro­fite pas, il faut l’user jusqu’à la corde et s’en délec­ter, pour ain­si dire l’engloutir et le dévo­rer. Cependant la Napolitain traite sa machine avec bien­veillance, avec un rien de bru­ta­li­té, tout comme son âne.
N’étant plus liée d’aucune façon aux objec­tifs de ses usages, la tech­nique subit ici les diver­sions les plus curieuses et s’inscrit avec des effets aus­si sur­pre­nants qu’évidents dans un ter­rain vital qui lui est com­plè­te­ment étran­ger. S’il n’est cer­tai­ne­ment pas dans l’intention de l’ampoule Osram de prê­ter leur auréole aux madones, si un moteur de deux-roues n’a pas vu le jour pour être libé­ré des contraintes d’une moto fra­cas­sée afin de fouet­ter la crème dans un pot grâce à son mou­ve­ment rota­tif, autour d’un axe légè­re­ment décen­tré, la tech­nique moderne apporte néan­moins, sur ces modes insoup­çon­nés, la parade la plus par­faite aux exer­cices de ce XVIIe siècle qui sur­vit d’étrange façon avec le tram­way élec­trique et le télé­phone ; et c’est ain­si que toute cette vie dis­pose libre­ment de la tech­nique moderne, alors que celle-ci en est la toile de fond de la manière la plus invo­lon­taire. Ici, les méca­nismes ne peuvent pas for­mer le conti­nuum civi­li­sa­teur auquel ils sont des­ti­nés ; Naples leur dévisse la tête.
Au bout du compte, il en va ici de la tech­nique moderne comme de ces deux rails aban­don­nés du monde entier, des­cen­dant tout rouillés les rues du Monte Santo. Les cris guer­riers qui accom­pagnent les pro­jets auda­cieux pour les­quels, on ne sait pas quant, les rails se sont retrou­vés là, sont éteints et oubliés depuis long­temps. En revanche, l’eau qui cir­cule dans les cana­li­sa­tions gicle d’un tuyau éga­ré dans la bouche des enfants des rue jubi­lants, avec une puis­sance de fonc­tion­ne­ment incom­pa­rable, et tout le voi­si­nage se réjouit de cette source pro­vi­den­tielle. C’est ain­si que se rejoignent dans cette ville les ins­tru­ments spé­cia­li­sés les plus com­pli­qués de la tech­nique pour les usages les plus simples et que per­sonne encore n’avait ima­gi­nés. Pour qu’ils rendent invo­lon­tai­re­ment de tels ser­vices, ils ont été com­plè­te­ment remo­de­lés ; quant à rem­plir leur fonc­tion véri­table, ils y échouent systématiquement.

Technische Vorrichtungen sind in Neapel grund­sätz­lich kaputt : nur aus­nahm­sweise und dank einem befremd­li­chen Zufall kommt auch Intaktes vor. Mit der Zeit gewinnt man den Eindruck, daß alles schon in kaput­tem Zustande her­ges­tellt werde. Wir spre­chen hier nicht von den Türklinken etwa, welche in Neapel noch zu den mythi­schen Wesen zäh­len und nur zu sym­bo­li­scher Repräsentation an den Türen ange­bracht sin.d ; das hängt damit zusam­men, daß dort die Türen übe­rhaupt bloß dazu da sind, offen zu ste­hen und, wenn sie von einem Luftzug mal zuge­wor­fen wer­den, mit ent­setz­tem Kreischen und am gan­zen Leibe zit­ternd wie­der auf­zu­ge­hen. (Neapel mit ges­chlos­se­nen Türen, das wäre wie Berlin ohne Hausdächer.) Sondern von rich­ti­gen maschi­nel­len Einrichtungen und der­glei­chen Apparaten ist die Rede. Aber nicht daß diese nun darum, weil sie kaputt sind, etwa nicht funk­tio­nie­ren, son­dern beim Neapolitaner fängt das Funktionieren gerade erst da an, wo etwas kaputt ist. Er geht mit einem Motorboot aufs offene Meer, sogar bei hef­ti­gem Wind, in das wir kaum den Fuß zu set­zen wag­ten. Und es geht zwar nie­mals, wie es gehen sollte, aber so oder so doch immer gut. Mit uner­schit­ter­li­cher Selbstverständlichkeit bringt er es, drei Meter von den Klippen, an denen ihn die wilde Brandung zu zer­sch­met­tern droht, zum Beispiel fer­tig, den bes­chä­dig­ten Benzinbehälter, in den das Wasser ein­ge­drun­gen ist, abzu­las­sen und neu zu fül­len, ohne den Motor aus­zu­set­zen. Wenn nötig, kocht er glei­ch­zei­tig auf der Maschine noch Kaffee. Oder es gelingt ihm in unü­ber­tref­fli­cher Meisterschaft, sein defektes Auto durch das ungeahnte Anbringen eines klei­nen Holzstücks, das sich von ungefähr auf der Straße fin­det, wie­der in Gang zu brin­gen, – aller­dings nur, bis es bald und mit Sicherheit wie­der kaputt geht. Denn endgül­tige Reparaturen sind ihm ein Greuel, da ver­zich­tet er schon lie­ber auf das ganze Auto.
Dabei fällt ihm auch wei­ter nichts auf. Er würde einen ers­taunt angu­cken, wenn man ihm sagen wollte, daß dieses nicht eigent­lich die Art sei, sich eines Motors oder übe­rhaupt der tech­ni­schen Zweckinstrumente zu bedie­nen. Er würde sogar ener­gisch widers­pre­chen : für ihn liegt viel­mehr das Wesen der Technik im Funktionieren des Kaputten. Und in der Behandlung defek­ter Maschinen ist er aller­dings sou­verän und über alle Technik weit hinaus. In sei­ner bas­teln­den, stets geis­tes­ge­genwär­ti­gen Geschicklichkeit, mit der er vor einer Gefahr oft grade aus dem Defekt lächer­lich ein­fach den ret­ten­den Vorteil schlägt, hat er in der Tat manches mit dem Amerikaner gemein. Aber es ist bei ihm der höhere Erfindungsreichtum der Kinder, und wie die Kinder hat er in allem Glück, und wie den Kindem kommt ihm der Zufall immer zustatten.
Das Intakte dage­gen, das sozu­sa­gen von sel­ber geht, ist ihm im Grunde unheim­lich, denn grade weil es von sel­ber geht, kann man letzt­lich nie wis­sen, wie und wohin es gehen wird. Er gerät ja zwar, wenn die Sache bei der Erprobung tatsä­chlich und sogar ungefähr, wie man es dachte, funk­tio­niert, in eine, meist patrio­tisch gerich­tete, Verzückung – »Evviva t!talia!!« – und ist leicht geneigt, sich und sein Land schon an der Spitze der Zivilisation aller Völker zu sehen. Aber ganz ” sicher ist er sol­cher Unwesen nie, und selbst bei der Eisenbahn von Castellammare nach Neapel, welche doch im Laufe ihres hal­ben Jahrhunderts allmäh­lich pro­fan gewor­den sein dürfte, kann man hin und wie­der bis zur letz­ten Minute nicht wis­sen, wo sie wirk­lich hin­fah­ren wird. So wenig­stens lau­tete die Philosophie des Bahnhofsvorstehers, die er auf mein Befragen äußerte. Man kann da letzt­lich nichts machen, das Intakte funk­tio­niert eben, das ist von ihm auch nicht ein­mal eine beson­dere Leistung, – force majeure, und Gottes Wege sind uner­for­schlich. Der Verzauberung ist auf alle Fälle damit abge­hol­fen, daß die Sache kaputt geht. Wo sich das irgend bewerks­tel­li­gen läßt, ges­chieht es deshalb schnell und sogar häu­fi­ger, als selbst der vor­sich­tige Mann es für nötig hält. Das mag wohl mit dem Klima zusam­menhän­gen, jeden­falls scha­det es nichts, denn nur so ist daran zu den­ken, daß die Sache mal wie­der funk­tio­nie­ren wird.
Gefährlich könn­ten dage­gen hier Elemente wer­den, welche, wie die Elektrizität, nicht eigent­lich kaputt zu machen sind und bei denen auch nicht ein­wand­frei fest­zus­tel­len ist, ob sie wirk­lich von die­ser Welt stam­men. Dafür aber hält Neapel sei­nen Ort bereit Solche unen­trät­selt spi­ri­tuale Wesen fließen unbe­denk­lich mit der Glorie der reli­giö­sen Mächte zusam­men, und die fest­liche Osrambirne ver­sch­wis­tert sich im nea­po­li­ta­ni­schen Heiligenbild mit der Strahlenkron5 ! der Madonna zur Faszination der ehrfürch­ti­gen Seele. Hingegen wird man schwer­lich Kläglicheres fin­den als die eigent­li­chen, pro­fa­nen Nutzanwendungen der Elektrizität in Neapel. Schlechterdings kos­misches Mitleid greift einem ans Herz ange­sichts der jäm­mer­li­chen Glühbirne, welche in todes­mat­ter Trübsal melan­cho­lisch an der Decke bau­melt, in ihrem hoff­nung­slo­sen Ausharren von aller Welt vers­pot­tet oder ver­ges­sen. Auch ist das uner­bit­tliche Gesetz noch immer uner­grün­det, nach wel­chem der Straßenbahn alle paar Tage der Strom aus­geht ; »la cor­rente non c’e« lau­tet die schlichte Formel für diese Fügung des Himmels. Möglich, daß viel­leicht das Telephon recht gut funk­tio­nie­ren würde, wenn da die Nummern nicht ihre eige­nen Wege gin­gen und das amt­liche Register oder doch die Auskunftsstellen des Geheimnisses die­ser Zahlen teil­haf­tig wären. Doch wie dem im ein­zel­nen auch sei, das alles gehört in Neapel nicht mehr ins Gebiet bloßer Technik.
Die Technik beginnt viel­mehr eigent­lich erst da, wo der Mensch sein Veto gegen den feind­li­chen und ver­schlos­se­nen Automatismus der Maschinenwesen e inlegt und sel­ber in ihre Welt eins­pringt. Dabei erweist er sich aller­dings dem Gesetze der Technik um Spannen über­le­gen. Denn er eignet sich die Führung der Maschinen nicht so sehr dadurch an, daß er ihre vor­schriftsmäßige Handhabung erlernt, als indem er den eige­nen Leib darin ent­deckt. Zerstört er dazu zwar zunächst die men­schen­feind­liche falsche Magie intak­ten maschi­nel­len Funktionierens, so ins­tal­liert er sich jedoch als­dann sou­verän in des ent­larv­ten Ungeheuers einfäl­ti­ger Seele und freut sich des wah­rhaft ein­ver­leib­ten Besitzes zum unum­schränk­ten Herrenturn uto­pi­scher Daseins-Allmacht. Auf die tech­ni­schen Anmaßungen seines lei­bei­ge­nen Instruments läßt er “sich nicht mehr ein, die­sen Schein und Trug sei­ner bloßen Erscheinung hat er mit unbes­te­chli­chem Blicke . durch­schaut ; ein Stückchen Holz oder ein Lappen tut’s auch. Aber frei­lich muß sich die Gewalt des Einverleibten im sie­ghaf­ten Anprall stünd­lich bewäh­ren. In beäng­sti­gen­der Verve jagt er mit sei­nem Auto drau­flos, und wenn dabei nicht irgend etwas in Trümmer geht, die Straßenmauer oder ein Eselkarren oder die eigene Maschine, so hat die ganze Autofahrerei kei­nen Sinn gehabt. Ein rich­tiges Eigentum muß eben auch ges­chun­den wer­den, sonst hat man nichts davon, es muß bis auf den letz­ten Stumpf gebraucht und aus­ge­kos­tet, gleich­sam ver­tilgt und auf­ge­fres­sen wer­den. Doch ist im gan­zen das Verhältnis des Neapolitaners zu sei­ner Maschine gutmü­tig, nur etwas bru­tal ; gerade wie zu sei­nem Esel.
An die vor­ges­chrie­be­nen Zweckverwendungen in kei­ner Weise mehr gebun­den, erfährt die Technik hier die son­der­bars­ten Ablenkungen und geht mit eben­so über­ra­schen­den wie evi­den­ten Wirksamkeiten in einen ihr völ­lig frem­den Lebensgrund ein. Wiewohl es gewiß nicht die Absicht der Osrambirne ist, Madonnen ihre Glorie zu lei­hen, noch auch ein Radmotor das Licht der Welt dazu erblickte, aus den Zwängen des zer­sch­met­ter­ten Motorrads gelöst mit sei­nen um eine leicht exzen­trische Achse wir­beln­den Drehungen in einem Topf die Sahne zu schla­gen, leis­tet die moderne Technik auf solche ungeahnte Weisen den übun­gen dieses mit elek­tri­scher Straßenbahn und Telephon selt­sam über­le­ben­den 17. Jahrhunderts die aus­ge­zeich­netste Hilfestellung und dient so übe­rall der Freiheit dieses Leben über sie aufs unfrei­willig­ste noch zur Folie. Die Mechanismen kön­nen hier das zivi­li­sa­to­rische Kontinuum nicht bil­den, zu dem sie auser­se­hen ; Neapel dreht ihnen das Gesieht auf den Rücken.
Der moder­nen Technik geht’s hier im gan­zen letzt­lich wie jenem welt­ver­lo­re­nen Schienenpaar, welches ein­sam und ver­ros­tet den Monte Santo die Straßen hinun­terläuft. Das Feldgeschrei der küh­nen Pläne, zu denen es, man weiß nicht wann, hie­rher ver­schla­gen wurde, ist läng­st verk­lun­gen und ver­ges­sen. Mit bei­spiel­lo­ser Kraft des Funktionierens aber spritzt es den jubeln­den Straßenkindern das Wasser, welches aus irgen­dei­ner verirr­ten Leitung durch seine Rohre fließt, zu seli­gem Ergötzen in den Mund, und die ganze Nachbarschaft erfreut sich die­ser hoch­will­kom­me­nen Quelle. So etwa verei­ni­gen sich in die­ser Stadt die kom­pli­zier­tes­ten Zweckinstrumente der Technik zu ein­fachs­ter, doch nie erträum­ter Verrichtung. Zu der unfrei­willi­gen Stiftung sol­chen Nutzens sind sie vol­len­det umge­mo­delt, zu ihren eigent­li­chen Zwecken ver­sa­gen sie konsequent.

Cf. L’exotisation / éro­ti­sa­tion de Benjamin/Lacis sur Naples. Le Napolitain comme enfant des rues, pri­mi­tif de la moder­ni­té (poro­si­té privé/public, individu/communauté, syn­cré­tisme sacré naïf/profane), symp­tôme (excès ou « reste ») de la mar­chan­dise (cf. fla­neur, chiffonnier).

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« L’idéal du cas­sé. À pro­pos de la tech­nique napolitaine » Sur Naples [Das Ideal der Kaputten. Über nea­po­li­ta­nische Technik]
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On pense pour­tant géné­ra­le­ment que ce sont les mots qui sont por­teurs de sens. Une table n’est pas une chèvre. Sans doute. Mais pris iso­lé­ment, le mot table et le mot chèvre n’ont pas de sens par eux-mêmes. On peut traire une chèvre ou se mettre à table. Les chances de traire une table ou de se mettre à chèvre sont inexistantes.

Se mettre en quête du sens d’un mot est une entre­prise incer­taine. Seule la tau­to­lo­gie répond plei­ne­ment à l’in­ter­ro­ga­tion. Une table est une table. Une chèvre est une chèvre. Mais la tau­to­lo­gie n’é­claire en rien le sens de table et de chèvre.

A calm sen­tence like a sto­ry. I used to know a man who had a dog and I fol­lo­wed their steps in the snow, I got into the habit of wal­king just as far as they did eve­ry day. At the same time I also knew a woman whose hus­band had seven guns. I used to know a woman who’s the woman who mar­ried Neil Simon. I like the woman who used to work in the Lenox mar­ket, she never wears boots, then she reti­red. In New England the women are often more exci­ting than the men, Lewis thinks so too, I don’t know why. There’s a tribe somew­here where people say about the men, look how he’s chan­ged since he’s had chil­dren, he looks awful !

I ask are you fini­shed, you seem to want mine. There’s only time left to tell how the floors met the walls and we saw cen­ti­pedes all the time craw­ling across the car­pets which were green beneath the blue glass table which was a mir­ror with a plate of balls on it under the win­dows which on some days we clea­ned but not too well so we wouldn’t fall out like my mother did not but someone else’s mother did and she died but my sis­ter fell out once with a piece of cheese in her hand but she was so embar­ras­sed and asha­med she didn’t tell anyone and just got up after I had alrea­dy tried to com­pare with her how sex for us might be dif­ferent but then we got into trouble again and resor­ted to the cel­lar to tear each other’s hair out and teach tongue-kissing.

The sauce is done. Then I went to visit a girl­friend of mine who was going to a Jesuit col­lege in Syracuse. When I came home Bob met me at the air­port, it was the first time I’d flown and I had fal­len in love with someone and that was Ed. We went back to my house in Ridgewood, this was when I was trying to go to Barnard but it took me two hours to get there. Bob’s mother had given me a wed­ding sho­wer because my grand­fa­ther had given me my mother’s dia­mond ring and she took that to mean we were enga­ged since she was wor­ried any­way I’d get pre­gnant before we got mar­ried, though she was relie­ved that Bob wasn’t queer after all. I didn’t know any­thing about birth control. We had set a date for the wed­ding and arran­ged a recep­tion but the place we were going to have it in bur­ned down. Bob’s mother wor­ked as a maker of wed­ding gowns. So that night in my house I told Bob to watch me sleep because I was afraid to sleep other­wise. In the middle of the night I sat up in bed, he said, and asked him a ques­tion. After that he always unders­tood that I was no lon­ger in love with him. I didn’t know what Ed wan­ted to do but a couple of days later he came to my house and said I want to live with you, meet me in two weeks. The night before I was sup­po­sed to leave I went out with Grace who a while before had been in such a bad car acci­dent she was still wal­king with a cane. We went to a bar and I left with a minor league base­ball player who had an MG, Grace left with some­bo­dy else and we met later at my house. I mis­sed the taxi I had cal­led to make the ear­ly plane but I caught a later one and when Grace woke up in my house all alone my grand­fa­ther mis­took her for me even though she has red hair and he cal­led her Bernie. When Grace left my neigh­bor Tex told her he’d seen the taxi and won­de­red what was going on, he’s the one who had said when my father died, “Who’s that?”

Cette autre parole, qui se détourne avec inso­lence du conte­nu de la culture, n’en uti­lise pas moins les mots et la syn­taxe du dis­cours cultu­rel. Comment pour­rait-il en être autre­ment ? Et, du même coup, com­ment peut-elle échap­per à son orbite ? Par ce pro­cé­dé très simple et très redou­table, bien connu des poètes et des astro­nautes, qui consiste tout bon­ne­ment à la prendre de vitesse.

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« Le pont suspendu » Un pri­vé à Tanger
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p. 121
You look like an occa­sio­nal­ly violent man
not in charge of an altar
not in charge of an impor­tant altar, anyway
not one that is about fan­cy deities
just a plain neigh­bo­rhood for the dead

please give me
spare change and your word that I won’t be mis­sing in a year

– as is the cus­tom, two humans make a humanity
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« But Rooftops Did All the Work » Heaven is all goodbyes
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p. 114–115