• Giorgio Agamben ⋅ La com­mu­nau­té qui vient 18 06 17

    Quelconque est la chose avec toutes ses pro­prié­tés ; aucune d’elles, tou­te­fois, ne consti­tue une dif­fé­rence. L’indifférence aux pro­prié­tés est ce qui indi­vi­dua­lise et dis­sé­mine les sin­gu­la­ri­tés, les rend aimables (quo­dli­bé­tales).…

  • Giorgio Agamben ⋅ La com­mu­nau­té qui vient

    Aise est le nom propre de cet espace non repré­sen­table. Le terme aise désigne en effet, selon son éty­mo­lo­gie, l’espace à côté (adja­cens, adja­cen­tia), le lieu vide où il est pos­sible à cha­cun de se mou­voir libre­ment, dans une constel­la­tion séman­tique où la proxi­mi­té spa­tiale voi­sine avec le temps oppor­tun (à l’aise, avoir ses aises) et la com­mo­di­té avec le rela­tion appro­priée. Les poètes pro­ven­çaux (dans les vers des­quels le terme appa­raît pour la pre­mière fois en langue romane, sous la forme aizi, aizi­men) dont de l’aise un ter­mi­nus tech­ni­cus de leur poé­tique, dési­gnant le lieu même de l’amour. Ou…

  • Giorgio Agamben ⋅ La com­mu­nau­té qui vient

    Toute plainte est tou­jours plainte à pro­pos du lan­gage, de même que toute louange est avant tout une louange du nom. Tels sont les extrêmes qui défi­nissent le domaine et la com­pé­tence de la langue humaine, sa manière de se réfé­rer aux choses. La plainte com­mence là où la nature se sent tra­hie par la signi­fi­ca­tion ; là où le nom dit par­fai­te­ment la chose, le lan­gage culmine dans le chant de la louange, dans la sanc­ti­fi­ca­tion du nom.…

  • Giorgio Agamben ⋅ La com­mu­nau­té qui vient

    La rela­tion d’exposition entre l’existence et l’essence – la réfé­rence et le sens – n’est pas une rela­tion d’identité (la même chose, idem) mais d’ipséité (la même chose, ipsum). Nombre de mal­en­ten­dus sur­gissent, en phi­lo­so­phie, de la confu­sion entre l’une et l’autre.…