• Louis Prat ⋅ Le carac­tère empi­rique de la personne 15 09 17

    S’il est vrai que nous avons ce pou­voir de nous oublier, c’est-à-dire de nous défaire [défaite], nous pour­rons, grâce à la libre nolon­té, après avoir déci­dé quel être nous devons être, après avoir, en ima­gi­na­tion, sculp­té, comme disaient les anciens, notre belle sta­tue, rompre le charme qui nous lie à notre être appa­rent, et, après l’avoir répu­dié, mar­cher réso­lu­ment à la conquête de notre être véri­table : la personne !…

  • Louis Prat ⋅ Le carac­tère empi­rique de la personne

    Mais est-il pos­sible de réagir contre son carac­tère ? Est-il pos­sible de se défaire pour se refaire ? Cette dif­fi­cul­té ne pour­ra être réso­lue qu’après que nous aurons oppo­sé la per­sonne au caractère.…

  • Charles Renouvier , Louis Prat ⋅ La nou­velle monadologie

    La puis­sance du vou­loir ne pas, ou nolon­té est à vrai dire le pou­voir le plus carac­té­ris­tique de ce que l’on entend et doit entendre par la volon­té consi­dé­rée chez l’homme.…

  • Louis Prat ⋅ Le carac­tère empi­rique de la personne

    Il s’agit de savoir si, nous avons ce pou­voir de vou­loir ne pas ou nolon­té, grâce auquel nous pour­rons déli­bé­ré­ment oppo­ser au carac­tère empi­rique la per­sonne idéale ; ou bien, si, impuis­sants à déga­ger de la chry­sa­lide informe qu’est notre carac­tère, l’intelligible Psyché, après des ten­ta­tives de révolte où se mani­fes­te­ra sur­tout notre impuis­sance, nous fini­rons par nous rési­gner à ne plus être ce que les choses ont fait de nous, appli­quant toute notre habi­le­té à nous accom­mo­der au milieu dans lequel nous vivons, sans curio­si­té dans l’intelligence, sans amour dans le coeur, sans éner­gie propre dans la volonté.…

  • Louis Prat ⋅ Le carac­tère empi­rique de la personne

    La per­sonne, l’être qui devrait être, que chaque homme, à divers moments de sa vie, oppose au carac­tére empi­rique, – être réel dont on constate la réa­li­té bien qu’on ne le regarde pas comme l’être véri­table –, la per­sonne ne peut se consti­tuer par l’expérience puisqu’elle résulte, en tant qu’elle est conçue, en tant que le moi fait effort pour tendre vers elle, de la réac­tion, en pré­sence des choses, de notre éner­gie propre, éner­gie psy­chique consti­tu­tive de notre nature psy­chique, de notre har­mo­nie indi­vi­duelle, de notre rai­son. C’est cette éner­gie psy­chique que nous appe­lon la noer­gie ou les noergies…