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Rester dans la cale c’est persévérer dans ce jeu de pratiques communes où la théorisation anticinétique est à la fois mise entre parenthèses et mobilisée dans une contemplation performative, (…) où l’absence hermétique de chez(-)soi se donne pour théâtre de dupes, maison de fous, asile. Le club, notre truc infracénobitique, notre chapelle de quartier, est une ligne dure de contacts constamment improvisés, une intimité de la dépossession et de la friction, dont la répétition mystique s’oppose à la règle ou, plus précisément, s’y appose, et participe d’une logique sociale concrète souvent (dé)considérée comme un simple tissu d’insanités (ce qui est, en un sens, exactement ce dont il s’agit).

To remain in the hold is to remain in that set of practices of living together where antikinetic theorizing is both bracketed and mobilized by performative contemplation, (…) where the hermetic absence of and from home is given in and as a playhouse, a funnyhouse, a madhouse. The club, our subcenobitic thing, our block chapel, is a hard row of constant improvisational contact, a dispossessive intimacy of rubbing, whose mystic rehearsal is against the rules or, more precisely, is apposed to rule, and is, therefore, a concrete social logic often (mis)understood as nothing but foolishness, which is, on the other hand, exactly and absolutely what it is.

« Blackness and nothingness (Mysticism in the Flesh) »
South Atlantic Quarterly n° 112
2013
p. 754
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