30 08 17

La roue quodlibétale

τύχη, túkhê : Chance, for­tune, pro­vi­dence.
De τυγχάνω, tug­khá­nô (« se pro­duire », « atteindre un but, une cible »)

Ça se passe au Τύχη (3), où il y a :

  • 1. moins de tentes que de gens ;
  • 2. d’im­menses cou­chants qui laissent diver­se­ment sen­sible ;
  • 3. à faire ;
  • ☌. du coup, peut-être, des sen­si­bi­li­tés à faire.

Fig. 1 : Immense cou­chant. – Fig. 2 : À faire

Des ques­tions de quo­li­bets sont adres­sées à un couple de per­sonnes consti­tué pour l’oc­ca­sion. Ces ques­tions sont des colles cog­ni­tives, des énigmes anthro­po­lo­giques ou des exer­cices d’in­tui­tion. Elles sug­gèrent sou­vent un ordre de réponses exclu­sif ou cli­vant : leur bina­risme consti­tue à la fois les balises et les plots de la conver­sa­tion, ses obs­tacles pra­tiques ; la pola­ri­té de leurs termes défi­nit le champ d’exer­cice du juge­ment.

Placer d’emblée les entre­tiens sous la tutelle d’é­non­cés apo­phan­tiques plus ou moins expli­cites per­met de jouer les intrigues à par­tir des assen­ti­ments, donc aus­si d’in­ter­dire un registre modé­ré de réponse – pyr­rho­nisme, levée dia­lec­tique un peu leste, abs­ti­nence et autres sage­ries.

Quelle est la dif­fé­rence entre un couple et une paire ? Lequel des deux est le plus fonc­tion­nel ? Le plus poli­tique ? Le mieux coor­don­né ? Une paire est-elle for­cé­ment assor­tie ? Est-il plus long d’ac­cor­der une paire ou d’ac­cor­der un couple ? En domaine conju­gal, la notion d’orde­red pair indique-t-elle une hié­rar­chie ou une pré­cé­dence ? Une prio­ri­té opé­ra­toire dans une lutte ran­gée (agon) ou une exclu­sive mani­pu­la­toire dans un com­bat dra­ma­ti­sé (mimi­cry) ?
C’est qui le plus fort ? L’agneau, le chien, le loup, le lion, le renard, le cor­beau, la per­sonne ? Question sub­si­diaire : Qui gagne­rait, le soleil ou dix mil­liards de lions ?
Il existe, en Éthiopie, un peuple, les Dorzé, qui consi­dère que le léo­pard est un ani­mal chré­tien, et qu’à ce titre il res­pecte les jeûnes heb­do­ma­daires de l’Église copte (le mer­cre­di et le ven­dre­di). Pourtant, les Dorzé pro­tègent leurs trou­peaux des attaques de léo­pards tous les jours de la semaine. Pourquoi ?1
Complétez sui­vant le modèle : Le drame de l’a­mour

La comé­die
La tra­gé­die
L’épopée

Quand, com­ment, par quelle pro­cé­dure, sait-on avec cer­ti­tude qu’on n’a plus pied ?
Paul est accu­sé d’a­voir ren­du malade une jeune fille en lui tou­chant les mains. Un pro­cès est orga­ni­sé. Très vite, le reproche réel des juges appa­raît : avoir caché à la com­mu­nau­té des pou­voirs cha­ma­niques qui expliquent l’ef­fi­cace de son geste (ino­cu­la­tion ou conta­gion). Paul nie d’a­bord, puis finit par avouer des dons, four­nit des détails, fait la genèse de leur acqui­si­tion. À l’is­sue de ces aveux, le tri­bu­nal réin­tègre Paul et lui fait pro­mettre de ne plus faire de ses dons un usage néfaste au sein de la com­mu­nau­té. Paul est-il habile ou sin­cère, dupe ou non dupe ?2

Le couple de cir­cons­tance est requis de répondre en paire, de s’apparier effi­ca­ce­ment pour un arrai­son­ne­ment com­mun ou au moins une réponse unique. Le néces­saire appa­rie­ment ne vaut pas pari de conjua­li­té : la paire est tem­po­raire – même s’il n’est pas exclu que s’y gagne une inti­mi­té.

Les enre­gis­tre­ments des conver­sa­tions sont ensuite cou­pés pour ne pas dépas­ser une ou deux minutes, puis mon­tés sur un slot de la Roue Quodlibétale, et dif­fu­sés au hasard des tour­ni­que­ments de celle-ci.

Idéalement (juin 2017)

Les entre­tiens ont lieu :
– en latin tar­dif ;
– hors des tentes.

Les ques­tions de quo­li­bets ont pour objet de for­cer à élu­ci­der les rai­sons per­son­nelles, et pour méthode de prendre au sérieux le quel­conque, et du quel­conque le bon-vou­loir, et du bon-vou­loir le qui-vient (à l’es­prit), et du qui-vient le plai­sant, et du pas déplai­sant le qui-charme (la rai­son et les sens).


Pratiquement (juillet 2017)

Cette micro­lo­gie des rai­sons n’est pas néces­sai­re­ment une traque acri­mo­nieuse ; les entre­tiens quo­dli­bé­taux sont une pra­tique sin­cère, sen­sible, pas jus­ti­cière : le tout-venant d’une réponse intui­tive, le non-cha­loir de sa per­sonne, est mobi­li­sé pour un tout-cha­loir géné­ral, un pan-cha­loir qui, plus ou moins vaillant, déper­son­na­lise.

Que tout importe éga­le­ment sauve ou pèse, ni plus ni moins que le mal pesé, le mal sau­vant, le mal pon­dé­ré des rap­ports per­son­nels. Mais que la conver­sa­tion vaille, achale, assaille jus­qu’au conçu com­mun dont on pour­ra faire un à faire, ou que, pesant d’un poids constant, elle nivelle et finisse par faire se valoir tout le relief per­son­nel du diver­se­ment sen­sible, elle pro­cède d’un vou­loir savoir très-tran­si­tif dont la cha­leur opé­ra­toire a, aura tou­jours, dans le dar­de­ment de son objet, assé­ché le pro­jet mani­pu­la­toire.


Le cha­mane

Couple et paire

C’est qui le plus fort ?

Le léo­pard chré­tien

Le drame de l’a­mour

Avoir pied

Dire que les opé­ra­tions tran­si­tives com­munes pour­raient, sinon sécher d’un coup, chauf­fer jus­qu’au taris­se­ment les pro­jets mani­pu­la­toires, c’est moins dénon­cer qu’il y a du mani­pu­la­toire (ça, c’est un épan­che­ment jus­ti­cier), que faire (sa)voir à sa per­sonne que le mani­pu­la­toire est stag­nant, stag­nant dans la per­sonne.

C’est parce que je crois que c’est clair que je l’ex­plique mal : j’es­saie de me (faire) sen­si­bi­li­ser à ce qui, dans le détail des rai­sons per­son­nelles, dupe ; et pour moi c’est moins les rai­sons que le per­son­nel.

Les rai­sons, là, ne s’in­ter­rogent pas depuis l’en­vie jus­ti­cière de les découdre, de les iso­ler, de les obser­ver dans l’élé­ment, ren­du à sa pure­té, de leur vali­di­té éthique. L’opératoire est enchaî­nant, intri­quant, com­pe­lo­teur. Cherchant les rai­sons, la dis­pute opé­ra­toire ne traque ni les causes ni les inten­tions ; elle admet, comme une règle de son jeu et une condi­tion de sa pro­gres­sion – en un mot, comme une de ses rai­sons – la vali­di­té pra­tique de tels énon­cés, et l’in­va­li­di­té de tels autres. Mais les inva­li­dés per­dus, bou­lés le long des pentes de l’a­no­mie, conti­nuent d’o­pé­rer dans la conver­sa­tion comme d’an­ciens conju­rés écar­tés du pro­jet. Le ter­rain est connu et avec lui le risque de trop vite inva­li­der.

Une série de pour moi issue des sen­si­bi­li­tés com­munes :
La conver­sa­tion eue, c’est
La roue tour­nant, c’est
La roue mon­tée une fois pour toutes, la tente orien­tée en fonc­tion des levants, zéniths, azi­muts, c’est
La roue droite, c’est
Le kit, c’est
La tente pen­chée, c’est
La roue tour­nant, c’est
La per­sonne, c’est
Le hasard, c’est
La roue pen­chant, c’est
La débrouille, c’est
La tente mon­tée, c’est
Se sen­si­bi­li­ser, c’est
Les cou­chants, c’est
Τύχη, c’est un rien per­son­nel, un ter­rain ten­du aux épan­cha­loirs.

  1. Exemple issu de Dan Sperber, Le sym­bo­lisme en géné­ral, Paris, Hermann, 1974. Voici l’ex­pli­ca­tion de Sperber, qui s’ins­crit dans un rai­son­ne­ment plus vaste sur le sta­tut des savoirs tra­di­tion­nel et expé­rien­tiel : « Toute pro­po­si­tion syn­thé­tique en implique et en contre­dit d’autres. Notre connais­sance du monde se construit en arti­cu­lant des pro­po­si­tions selon ces rela­tions, en n’acceptant une pro­po­si­tion qu’avec ses impli­ca­tions, du moins les plus évi­dentes, et en évi­tant de même les contra­dic­tions. L’expérience montre que le savoir ency­clo­pé­dique n’est pas exempt d’incohérences et de contra­dic­tions, mais toute la vie pra­tique dépend d’un effort constant pour les évi­ter ou les cor­ri­ger. Les pro­po­si­tions sym­bo­liques ne sont pas arti­cu­lées de la même manière, et ne font pas l’objet d’un pareil effort. Non qu’elles soient inco­hé­rentes entre elles, mais leur cohé­rence est d’une autre nature, et elles co-existent sans dif­fi­cu­lé avec des pro­po­si­tions ency­clo­pé­diques qui les contre­disent, direc­te­ment ou par impli­ca­tion. Un Dorzé n’est pas moins sou­cieux de pro­té­ger son bétail le mer­cre­di et le ven­dre­di, jours de jeûne, que les autres jours de la semaine. Non parce qu’il soup­çonne cer­tains léo­pards d’être de mau­vais chré­tiens, mais parce qu’il tient pour vrai, et que les léo­pards jeûnent, et qu’ils sont dan­ge­reux tous les jours. Ces deux pro­po­si­tions ne sont jamais confron­tées. Si un eth­no­logue tra­casse un infor­ma­teur avec cette his­toire, celui-ci réflé­chit et pro­pose : les léo­pards ne mangent pas les ani­maux tués les jours de jeûne ou peut-être ne les mangent-ils que le len­de­main. Le pro­blème des grands jeûnes qui durent plu­sieurs semaines, reste à résoudre. Mais pré­ci­sé­ment, l’informateur envi­sage la ques­tion comme une énigme, comme un pro­blème auquel existe for­cé­ment une solu­tion, et qui ne sau­rait être mal posé dans ses pré­misses. Les léo­pards sont dan­ge­reux tous les jours, il le sait d’expérience ; ils sont chré­tiens, la tra­di­tion le lui garan­tit. Il ne cherche pas la solu­tion de ce para­doxe, il sait qu’il en existe une. De même un chré­tien à qui l’ont fait per­ce­voir une contra­dic­tion dans l’Évangile de Saint-Matthieu entre la généa­lo­gie de Jésus, qui des­cend d’Abraham et David par Joseph, et l’affirmation qui suit immé­dia­te­ment, selon laquelle jésus n’est pas le fils de Joseph, ne songe pas un seul ins­tant à remettre en ques­tion l’un des termes du para­doxe et ne doute pas qu’on puisse le résoudre, même si la solu­tion lui échappe. En revanche, si son voi­sin Léon affir­mait des­cendre du roi de France par son père et avouait en même temps être le fils d’un autre, il en ferait des gorges chaudes. Il ne ferait pas grand cas de l’argument, cher aux anthro­po­logues, qui repose sur la dis­tinc­tion entre père et géni­teur. Edmund Leach y fait appel dans le cas de Jésus (Leach, 1966 b : p. 97) mais les édi­teurs de l’Évangile que j’ai sous les yeux pré­fèrent pré­ci­ser en note que l’époux de Marie était aus­si son parent. Seul un mécréant repro­che­rait à Matthieu de ne pas l’avoir dit tout de suite. Un chré­tien sait qu’il y a une bonne rai­son à cela, même s’il ne la connaît pas. »
  2. Exemple tiré de Claude Lévi-Strauss, « Le sor­cier et sa magie » (in Anthropologie struc­tu­rale, “Magie et Religion”, Chapitre IX), publié sous ce titre dans les Temps Modernes, 4e année, n°41, 1949, pp. 3–24 : « Grâce (au jeune homme, ndr), la sor­cel­le­rie, les idées qui s’y rat­tachent, échappent à leur mode pénible d’existence dans la conscience, comme ensemble dif­fus de sen­ti­ments et de repré­sen­ta­tions mal for­mu­lés, pour s’incarner en être d’expérience. L’accusé, pré­ser­vé comme témoin, apporte au groupe une satis­fac­tion de véri­té, infi­ni­ment plus dense et plus riche que la satis­fac­tion de jus­tice qu’eût pro­cu­rée son exé­cu­tion. Et fina­le­ment, par sa défense ingé­nieuse, ren­dant son audi­toire pro­gres­si­ve­ment conscient du carac­tère vital offert par la véri­fi­ca­tion de son sys­tème (puisqu’aussi bien, le choix n’est pas entre ce sys­tème et un autre, mais entre le sys­tème magique et pas de sys­tème du tout, c’est-à-dire le désar­roi) l’adolescent est par­ve­nu à se trans­for­mer, de menace pour la sécu­ri­té phy­sique de son groupe, en garant de sa cohé­rence men­tale. Mais la défense n’est-elle vrai­ment qu’ingénieuse ? Tout porte à croire qu’après avoir tâton­né pour trou­ver une échap­pa­toire, l’accusé par­ti­cipe avec sin­cé­ri­té et — le mot n’est pas trop fort — fer­veur, au jeu dra­ma­tique qui s’organise entre ses juges et lui. On le pro­clame sor­cier ; puisqu’il y en a, il pour­rait l’être. Et com­ment connaî­trait-il d’avance les signes qui lui révé­le­raient sa voca­tion ? Peut-être sont-ils là, pré­sents dans cette épreuve et dans les convul­sions de la fillette trans­por­tée au tri­bu­nal. Pour lui aus­si, la cohé­rence du sys­tème, et le rôle qui lui est assi­gné pour l’établir, n’ont pas une valeur moins essen­tielle que la sécu­ri­té per­son­nelle qu’il risque dans l’aventure. On le voit donc construire pro­gres­si­ve­ment le per­son­nage qu’on lui impose, avec un mélange de rou­blar­dise et de bonne foi : pui­sant lar­ge­ment dans ses connais­sances et dans ses sou­ve­nirs, impro­vi­sant aus­si, mais sur­tout, vivant son rôle et cher­chant, dans les mani­pu­la­tions qu’il ébauche et dans le rituel qu’il bâtit de pièces et de mor­ceaux, l’expérience d’une mis­sion dont l’éventualité, au moins, est offerte à tous. Au terme de l’aventure, que reste-t-il des ruses du début, jusqu’à quel point notre héros n’est-il pas deve­nu dupe de son per­son­nage, mieux encore : dans quelle mesure n’est-il pas effec­ti­ve­ment deve­nu un sor­cier ? “Plus le gar­çon par­lait”, nous dit-on de sa confes­sion finale “et plus pro­fon­dé­ment il s’absorbait dans son sujet. Par moments, son visage s’illuminait de la satis­fac­tion résul­tant de l’emprise conquis sur son audi­toire.” Que la fillette gué­risse après l’administration du remède, et que les expé­riences vécues au cours d’une épreuve si excep­tion­nelle s’élaborent et s’organisent, il n’en fau­drait sans doute pas davan­tage pour que les pou­voirs sur­na­tu­rels, déjà recon­nus par le groupe, soient confes­sés défi­ni­ti­ve­ment par leur inno­cent déten­teur. » Les deux récits – ceux de la dupli­ci­té sup­po­sée des Dorzé et de celle des cha­manes – sont repris par Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? La réfé­rence au « sor­cier de Lévi-Strauss » puise dans le texte cité plus haut, mais dans une autre his­toire, celle de Quesalid, un cha­mane aux trucs expo­sés et qui essaie d’y sur­vivre : « Tels les Dorzé qui estiment à la fois que le léo­pard jeûne et qu’il faut se gar­der de lui tous les jours, les Grecs croient et ne croient pas à leurs mythes ; ils y croient, mais ils s’en servent et ils cessent d’y croire là où ils n’y ont plus inté­rêt. (…) La coexis­tence en une même tête de véri­tés contra­dic­toires (est) un fait uni­ver­sel. Le sor­cier de Lévi-Strauss croit à sa magie et la mani­pule cyni­que­ment, le magi­cien selon Bergson ne recourt à la magie que là où il n’existe pas de recettes tech­niques assu­rées, les Grecs inter­rogent la Pythie et savent qu’il arrive à cette pro­phé­tesse de faire de la pro­pa­gande pour la Perse ou la Macédoine, les Romains truquent leur reli­gion d’État à des fins poli­tiques, jettent à l’eau les pou­lets sacrés s’ils ne pré­disent pas ce qu’il fau­drait, et tous les peuples donnent un coup de pouce à leurs oracles ou à leurs indices sta­tis­tiques pour se faire confir­mer ce qu’ils dési­rent croire. Aide-toi, le ciel t’aidera ; le Paradis, mais le plus tard pos­sible. Comment ne serait-on pas ten­té de par­ler ici d’idéologie ? (…) L’idéologie est un ter­tium quid à côté de la véri­té et des pannes inévi­tables et aléa­toires de la véri­té que sont les erreurs ; c’est une erreur constante et orien­tée. (…) La notion d’idéologie est une ten­ta­tive louable et man­quée pour parer à la légende d’une connais­sance dés­in­té­res­sée, aux termes de laquelle il exis­te­rait une lumière natu­relle qui serait une facul­té auto­nome, dif­fé­rente des inté­rêts de la vie pra­tique. Cette ten­ta­tive abou­tit mal­heu­reu­se­ment à une cote mal taillée : l’idéologie mêle deux concep­tions incon­ci­liables de la connais­sance, celle du reflet et celle de l’opération. Peu frap­pante à pre­mière vue, cette contra­dic­tion est rédhi­bi­toire, si l’on y réflé­chit un ins­tant : la connais­sance ne peut pas être tan­tôt cor­recte et tan­tôt biai­sée ; si des forces telles que l’intérêt de classe ou le pou­voir la dévient quand elle est fausse, alors les mêmes forces opèrent aus­si quand elle dit vrai : elle est le pro­duit de ces forces, elle n’est pas le reflet de son objet. Mieux vau­drait recon­naître que toute connais­sance est inté­res­sée et que véri­tés et inté­rêts sont deux mots dif­fé­rents pour une même chose, car la pra­tique pense ce qu’elle fait. »