• Claude Panaccio ⋅ Le dis­cours intérieur 07 09 20

    La dia­noia, écrit Philon, est un « lieu invi­sible » où sont conser­vées les pen­sées jusqu’à ce que la voix s’en empare avec ardeur « dans son désir de les faire connaître ». Elle est comme un « métal vierge » sur lequel le lan­gage, aux fins de la com­mu­ni­ca­tion humaine, « imprime le des­sin des verbes et des noms ».…

  • Claude Panaccio ⋅ Le dis­cours intérieur

    De Porphyre à Avicenne, donc, les nuances sont impor­tances, mais on a affaire, quant au thème qui nous inté­resse, à une notion rela­ti­ve­ment homo­gène, trans­mise d’un mou­ve­ment conti­nu, à tra­vers les com­men­taires néo­pla­to­ni­ciens de l’Organon d’Aristote sur­tout. Le dis­cours inté­rieur appa­raît comme étant com­po­sé de concepts, pour l’essentiel, c’est-à-dire de por­traits intel­lec­tuels et pré­lin­guis­tiques, natu­rel­le­ment for­més dans l’esprit pour y repré­sen­ter les choses exté­rieures et signi­fiés, le cas échéant, par les paroles orales. Certes, l’idée émerge chez Avicenne que les mots, esquis­sés dans l’imagination, four­nissent en pra­tique aux humains une assis­tance indis­pen­sable pour la com­bi­nai­son men­tale des concepts et que…