• Sigmund Freud ⋅ « L’inquiétante étran­ge­té » 16 01 16

    Peut-être est-il vrai que l« Unheimlische » est le « Heimliche-Heimische », c’est-à-dire l”  »intime de la mai­son », après que celui-ci a subi le refoulement.…

  • Sigmund Freud ⋅ « L’inquiétante étran­ge­té »

    Je ne puis ici qu’indiquer com­ment l’impression d’inquiétante étran­ge­té pro­duite par la répé­ti­tion de l’identique dérive de la vie psy­chique infan­tile et je suis obli­gé de ren­voyer à un expo­sé plus détaillé de la ques­tion dans un contexte différent1. En effet, dans l’inconscient psy­chique règne, ain­si qu’on peut le consta­ter, un « auto­ma­tisme de répé­ti­tion » qui émane des pul­sions ins­tinc­tives, auto­ma­tisme dépen­dant sans doute de la nature la plus intime des ins­tincts, et assez fort pour s’affirmer par-delà le prin­cipe du plai­sir. Il prête à cer­tains côtés de la vie psy­chique un carac­tère démo­niaque, se mani­feste encore très net­te­ment dans les…

  • Sigmund Freud ⋅ « L’inquiétante étran­ge­té »

    Le fac­teur de la répé­ti­tion du sem­blable ne sera peut-être pas admis par tout le monde comme pro­dui­sant le sen­ti­ment en ques­tion. D’après mes obser­va­tions, il engendre indu­bi­ta­ble­ment un sen­ti­ment de ce genre, dans cer­taines condi­tions et en com­bi­nai­son avec des cir­cons­tances déter­mi­nées ; il rap­pelle, en outre, la détresse accom­pa­gnant maints états oni­riques. Un jour où, par un brû­lant après-midi d’été, je par­cou­rais les rues vides et incon­nues d’une petite ville ita­lienne, je tom­bai dans un quar­tier sur le carac­tère duquel je ne pus pas res­ter long­temps en doute. Aux fenêtres des petites mai­sons on ne voyait que des femmes…

  • Sigmund Freud ⋅ « L’inquiétante étran­ge­té »

    Mais après avoir ain­si expo­sé la moti­va­tion mani­feste de cette figure du « double », nous sommes for­cés de nous avouer que rien de tout ce que nous avons dit ne nous explique le degré extra­or­di­naire d’inquiétante étran­ge­té qui lui est propre. Notre connais­sance des pro­ces­sus psy­chiques patho­lo­giques nous per­met même d’ajouter que rien de ce que nous avons trou­vé ne sau­rait expli­quer l’effort de défense qui pro­jette le double hors du mot comme quelque chose d’étranger. Ainsi le carac­tère d’inquiétante étran­ge­té inhé­rent au double ne peut pro­ve­nir que de ce fait : le double est une for­ma­tion appar­te­nant aux temps psy­chiques primitifs,…