On raconte que sous le Directoire, cette période encore bali­sée par le calen­drier révo­lu­tion­naire mais qui n’a plus grand-chose de révo­lu­tion­naire et qu’on appelle République à l’époque, Première République, la duchesse de Bourbon, preuve que nous n’avions pas tran­ché d’avec tous les nobles, a trans­for­mé le jar­din de l’Élysée en parc d’attractions. Des bals, des jeux, des diver­tis­se­ments, un pano­ra­ma peut-être, qui est ce vaste pay­sage en demi cercle ou cercle qui vous sur­plombe et entoure de manière à ce que vous soyez en immer­sion, c’est un fait, anthro­po­lo­gique appa­rem­ment, mais sans doute un chat dans un jar­din incon­nu sur­plom­bé par un figuier géant lui-même se croit dans une qua­trième dimen­sion, c’est un fait que nous aimons être ailleurs que là où nous sommes, et si l’on devait pré­sen­ter l’humanité et peut-être même l’ensemble des espèces vivantes sauf le figuier à des extra­ter­restres, on ne dirait pas : ils mangent ceci, ils boivent cela, ils ont des pieds des jambes des bras, ils ont un lan­gage, mais : ils appré­cient d’être ailleurs que là où ils sont.

Elle lévite, à demi cou­chée, dans une brume bleue ou un tis­su bleu ou un tis­su de brume, un bras bran­di et mou à la fois, relâ­ché mais puis­sant, pla­cide. Le bras bran­di découvre l’aisselle rou­quine. C’est une rou­quine. On dit véni­tienne, sous Napoléon III. Vénitienne, c’est une blonde rou­quine, que j’ai moi-même du mal à ima­gi­ner sur le papier. Si je me rends dans­la réa­li­té, à la recherche d’une blonde rou­quine ou d’un blond rou­quin que j’aurais ren­con­trés, je ne vois per­sonne ; ils sont soit blonds, soit roux, soit auburn. Après, le fait de l’avoir vu copié à plu­sieurs endroits, ce blond véni­tien rou­quin, est suf­fi­sant pour la sug­ges­tion, et figu­rer dans votre propre pas­sé quelqu’un de roux ou de blond tirant sur le roux ou le blond. Un sein dépasse du tis­su de brume bleu ou de la brume bleue ou du bleu, tan­dis que l’autre est cou­vert ; il dépasse blanc, lai­teux, comme rétroé­clai­ré par le petit matin, et son aréole rose pâle, à peine mar­quée. Aussi tous les seins Napoléon III sont ain­si, lai­teux, rose pâle, à peine mar­qués, ils lévitent sous pla­fond dans des médaillons dans des châ­teaux et demeures copies de Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, sous Louis-Philippe, Charles X, Napoléon III donc, Charles de Gaulle, François Mitterrand et Hollande, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, c’est-à-dire sous nous, à l’époque même à laquelle nous vivons et évo­luons dans des cou­loirs d’hôpitaux ou d’immeubles sous ces seins, somme toute, qui nous sur­plombent, sur­volent, planent, bom­bés, obom­brés (ou rétroé­clai­rés), ten­dus par un bras bran­di qui dirige nos regards ou par-ci ou par-là ou vers la lance (car la beau­té tient une lance) ou vers l’aisselle et cette ais­selle, nous nous y conden­sons, nous y sommes, le rou­quin blond vire, il vire au roux franc puis fonce, il fonce brun et le brun vire au noir, il fonce noir fon­du au noir, et de là les poils noirs y pointent y dur­cissent comme des piquants, comme des piquants d’oursin gon­flé, ils s’y déploient et pointent vers le ministre qui n’en peut plus de cette beau­té, de cette beau­té dres­sée en médaillon au-des­sus d’une porte du salon Pompadour.

Le monde va finir. La seule rai­son, pour laquelle il pour­rait durer, c’est qu’il existe. Que cette rai­son est faible, com­pa­rée à toutes celles qui annoncent le contraire, par­ti­cu­liè­re­ment à celle-ci : Qu’est-ce que le monde a désor­mais à faire sous le ciel ? Car, en sup­po­sant qu’il conti­nuât à exis­ter maté­riel­le­ment, serait-ce une exis­tence digne de ce nom et du Dictionnaire his­to­rique ? Je ne dis pas que le monde sera réduit aux expé­dients et au désordre bouf­fon des répu­bliques du Sud-Amérique, que peut-être même nous retour­ne­rons à l’état sau­vage, et que nous irons, à tra­vers les ruines her­bues de notre civi­li­sa­tion, cher­cher notre pâture, un fusil à la main. Non ; car ces aven­tures sup­po­se­raient encore une cer­taine éner­gie vitale, écho des pre­miers âges. Nouvel exemple et nou­velles vic­times des inexo­rables lois morales, nous péri­rons par où nous avons cru vivre. La méca­nique nous aura tel­le­ment amé­ri­ca­ni­sés, le pro­grès aura si bien atro­phié en nous toute la par­tie spi­ri­tuelle, que rien, par­mi les rêve­ries san­gui­naires, sacri­lèges ou anti-natu­relles des uto­pistes, ne pour­ra être com­pa­ré à ses résul­tats posi­tifs. Je demande à tout homme qui pense de me mon­trer ce qui sub­siste de la vie. De la reli­gion, je crois inutile d’en par­ler et d’en cher­cher les restes, puisque se don­ner la peine de nier Dieu est le seul scan­dale, en pareilles matières. La pro­prié­té avait dis­pa­ru vir­tuel­le­ment avec la sup­pres­sion du droit d’aînesse ; mais le temps vien­dra où l’humanité, comme un ogre ven­geur, arra­che­ra leur der­nier mor­ceau à ceux qui croi­ront avoir héri­té légi­ti­me­ment des révo­lu­tions. Encore, là ne serait pas le mal suprême.

L’imagination humaine peut conce­voir, sans trop de peine, des répu­bliques ou autres États com­mu­nau­taires, dignes de quelque gloire, s’ils sont diri­gés par des hommes sacrés, par de cer­tains aris­to­crates. Mais ce n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment par des ins­ti­tu­tions poli­tiques que se mani­fes­te­ra la ruine uni­ver­selle, ou le pro­grès uni­ver­sel ; car peu m’importe le nom. Ce sera par l’avilissement des cœurs. Ai-je besoin de dire que le peu qui res­te­ra de poli­tique se débat­tra péni­ble­ment dans les étreintes de l’animalité géné­rale, et que les gou­ver­nants seront for­cés, pour se main­te­nir et pour créer un fan­tôme d’ordre, de recou­rir à des moyens qui feraient fris­son­ner notre huma­ni­té actuelle, pour­tant si endur­cie ? — Alors, le fils fui­ra la famille, non pas à dix-huit ans, mais à douze, éman­ci­pé par sa pré­co­ci­té glou­tonne ; il la fui­ra, non pas pour cher­cher des aven­tures héroïques, non pas pour déli­vrer une beau­té pri­son­nière dans une tour, non pas pour immor­ta­li­ser un gale­tas par de sublimes pen­sées, mais pour fon­der un com­merce, pour s’enrichir, et pour faire concur­rence à son infâme papa, fon­da­teur et action­naire d’un jour­nal qui répan­dra les lumières et qui ferait consi­dé­rer le Siècle d’alors comme un sup­pôt de la super­sti­tion. — Alors, les errantes, les déclas­sées, celles qui ont eu quelques amants et qu’on appelle par­fois des Anges, en rai­son et en remer­cie­ment de l’étourderie qui brille, lumière de hasard, dans leur exis­tence logique comme le mal, — alors celles-là, dis-je, ne seront plus qu’impitoyable sagesse, sagesse qui condam­ne­ra tout, fors l’argent, tout, même les erreurs des sens ! Alors, ce qui res­sem­ble­ra à la ver­tu, que dis-je, tout ce qui ne sera pas l’ardeur vers Plutus sera répu­té un immense ridi­cule. La jus­tice, si, à cette époque for­tu­née, il peut encore exis­ter une jus­tice, fera inter­dire les citoyens qui ne sau­ront pas faire for­tune. Ton épouse, ô Bourgeois ! ta chaste moi­tié, dont la légi­ti­mi­té fait pour toi la poé­sie, intro­dui­sant désor­mais dans la léga­li­té une infa­mie irré­pro­chable, gar­dienne vigi­lante et amou­reuse de ton coffre-fort, ne sera plus que l’idéal par­fait de la femme entre­te­nue. Ta fille, avec une nubi­li­té enfan­tine, rêve­ra, dans son ber­ceau, qu’elle se vend un mil­lion, et toi-même, ô Bourgeois, moins poète encore que tu n’es aujourd’hui, tu n’y trou­ve­ras rien à redire ; tu ne regret­te­ras rien. Car il y a des choses, dans l’homme, qui se for­ti­fient et pros­pèrent à mesure que d’autres se déli­ca­tisent et s’amoindrissent ; et, grâce au pro­grès de ces temps, il ne te res­te­ra de tes entrailles que des vis­cères ! — Ces temps sont peut-être bien proches ; qui sait même s’ils ne sont pas venus, et si l’épaississement de notre nature n’est pas le seul obs­tacle qui nous empêche d’apprécier le milieu dans lequel nous respirons ?

Quant à moi, qui sens quel­que­fois en moi le ridi­cule d’un pro­phète, je sais que je n’y trou­ve­rai jamais la cha­ri­té d’un méde­cin. Perdu dans ce vilain monde, cou­doyé par les foules, je suis comme un homme las­sé dont l’œil ne voit en arrière, dans les années pro­fondes, que désa­bu­se­ment et amer­tume, et, devant lui, qu’un orage où rien de neuf n’est conte­nu, ni ensei­gne­ment ni dou­leur. Le soir où cet homme a volé à la des­ti­née quelques heures de plai­sir, ber­cé dans sa diges­tion, oublieux — autant que pos­sible — du pas­sé, content du pré­sent et rési­gné à l’avenir, enivré de son sang-froid et de son dan­dysme, fier de n’être pas aus­si bas que ceux qui passent, il se dit, en contem­plant la fumée de son cigare : « Que m’importe où vont ces consciences ? »

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« Fusées » OC
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t. 2
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éd. Claude Pichois
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p. 665–667

Mais tout cela est à côté de la ques­tion, comme tant de choses. Tout est pré­texte, Sapo et les oiseaux, Moll, les pay­sans, ceux qui dans les villes se cherchent et se fuient, mes doutes qui ne m’intéressent pas, ma situa­tion, mes pos­ses­sions, pré­texte pour ne pas en venir au fait, à l’abandon, en levant le pouce, en disant pouce et en s’en allant, sans autre forme de pro­cès, quitte à se faire mal voir de ses petits cama­rades. Oui, on a beau dire, il est dif­fi­cile de tout quit­ter. Les yeux usés d’offenses s’attardent vils sur tout ce qu’ils ont si lon­gue­ment prié, dans la der­nière, la vraie prière enfin, celle qui ne sol­li­cite rien. Et c’est alors qu’un petit air d’exaucement ranime les vœux morts et qu’un mur­mure naît dans l’univers muet, vous repro­chant affec­tueu­se­ment de vous être déses­pé­ré trop tard. Comme via­tique on ne fait pas mieux. Cherchons un autre joint. L’air pur

Lasse de ma las­si­tude, blanche lune der­nière, seul regret, même pas. Être mort, avant elle, sur elle, avec elle, et tour­ner, mort sur morte, autour des pauvres hommes, et n’avoir plus jamais à mou­rir, d’entre les mou­rants. Même pas, même pas ça. Ma lune fut ici-bas, ici bien bas, le peu que j’aie su dési­rer. Et un jour, bien­tôt, une nuit de terre, bien­tôt, sous la terre, un mou­rant dira, comme moi, au clair de terre, Même pas, même pas ça, et mour­ra, sans avoir pu trou­ver un regret.

Et à vrai dire il était de par son tem­pé­ra­ment plus près des rep­tiles que des oiseaux et pou­vait subir sans suc­com­ber des muti­la­tions mas­sives, se sen­tant mieux assis que debout et cou­ché qu’assis, de sorte qu’il se cou­chait et s’asseyait au moindre pré­texte et ne se levait pour repar­tir que lorsque le struggle for life ou élan vital lui met­tait le feu au cul. Et une bonne par­tie de son exis­tence a dû se pas­ser dans une immo­bi­li­té de pierre, pour ne pas dire les trois quarts, et même les quatre cin­quièmes, immo­bi­li­té de sur­face dans les pre­miers temps mais qui gagna peu à peu je ne dirai pas les œuvres vives mais tout au moins la sen­si­bi­li­té et l’entendement. Et il faut croire qu’il reçut en par­tage de ses nom­breux aïeux, par le tru­che­ment de son papa et de sa maman, par un heu­reux hasard et entre autres avan­tages bien enten­du, un sys­tème végé­ta­tif à toute épreuve, pour avoir atteint l’âge qu’il vient d’atteindre, et qui n’est qu’une plai­san­te­rie à côté de l’âge qu’il attein­dra, c’est moi qui me le dis, sans pépin sérieux, je veux dire de nature à le rayer séance tenante du nombre des mourants.

L’idée de châ­ti­ment se pré­sen­ta à son esprit, cou­tu­mier à vrai dire de cette chi­mère et impres­sion­né pro­ba­ble­ment par la pos­ture du corps et par les doigts cris­pés comme dans la souf­france. Et sans savoir exac­te­ment quelle était sa faute il sen­tait bien que vivre n’en était pas une peine suf­fi­sante ou que cette peine était en elle-même une faute, appe­lant d’autres peines, et ain­si de suite, comme s’il pou­vait y avoir autre chose que de la vie, pour les vivants. Et il se serait sans doute deman­dé s’il fal­lait vrai­ment être cou­pable pour être puni, sans le sou­ve­nir qu’il avait, de plus en plus acca­blant, d’avoir consen­ti à vivre dans sa mère, puis à la quit­ter. Mais là non plus il ne pou­vait voir sa vraie faute, mais plu­tôt encore une peine, qu’il n’avait pas su mener à bien et qui loin de l’avoir lavé de sa faute n’avait fait que l’y enfon­cer plus avant. Et à vrai dire peu à peu les idées de faute et de peine s’étaient confon­dues dans son esprit comme font sou­vent celles de cause et d’effet chez ceux qui pensent encore. Et c’était sou­vent en trem­blant qu’il souf­frait et en se disant, Ça va me coû­ter cher.

C’est curieux, je ne sens plus mes pieds, la sen­sa­tion les ayant misé­ri­cor­dieu­se­ment quit­tés, et cepen­dant je les sens hors de por­tée du téles­cope le plus puis­sant. Serait-ce là ce qu’on appelle avoir un pied dans la tombe ? Et tout à l’avenant, car s’il ne s’agissait que d’un phé­no­mène local je ne l’aurais pas remar­qué, n’ayant été toute ma vie qu’une suite ou plu­tôt une suc­ces­sion de phé­no­mènes locaux, sans que cela ait jamais rien don­né. Mais mes doigts aus­si écrivent sous d’autres lati­tudes, et l’air qui res­pire à tra­vers mon cahier et en tourne les pages à mon insu, quand je m’assoupis, de sorte que le sujet s’éloigne du verbe et que le com­plé­ment vient se poser quelque part dans le vide, cet air n’est pas celui de cette avant-der­nière demeure, et c’est bien ain­si. Et sur mes mains c’est peut-être la moire d’une ombre de feuilles et de fleurs et des taches claires d’un soleil oublié. Maintenant mon sexe, je veux dire le tube lui-même, et spé­cia­le­ment le bout, par où giclaient quand j’étais puceau des paquets de foutre qui venaient me frap­per en plein visage, l’un après l’autre, mais si rap­pro­chés qu’on aurait dit un seul jet conti­nu, le temps que ça durait, et par où doit pas­ser encore un peu de pisse de temps en temps, sinon je serais mort d’urémie, je ne compte plus le voir à l’œil nu, non que j’y tienne, je l’ai assez vu, nous nous sommes assez regar­dés, l’œil dans l’œil, mais c’est pour vous dire. Mais ce n’est pas encore tout et il n’y a pas que mes extré­mi­tés qui s’en vont, cha­cune sui­vant son axe, loin de là. Car mon cul, par exemple, qu’on ne peut accu­ser d’être la fin de quoi que ce soit, à moins qu’on ne veuille y voir le bout des lèvres, s’il se met­tait à chier à l’heure qu’il est, ce qui m’étonnerait, je crois vrai­ment qu’on ver­rait les copeaux sor­tir en Australie. Et si je devais me mettre encore une fois debout, ce dont Dieu me pré­serve, je rem­pli­rais une bonne par­tie de l’univers, il me semble, oh pas plus qu’allongé, mais ça se remar­que­rait davan­tage. Car je l’ai tou­jours remar­qué, le meilleur moyen de ne pas se faire remar­quer c’est de s’aplatir et de ne plus bou­ger. Et voi­là, moi qui ai tou­jours cru que j’irais en me rata­ti­nant, jusqu’à finir par pou­voir être enter­ré dans un écrin à bijou presque, voi­là que je me dilate.

Naître, voi­là mon idée à pré­sent, c’est-à-dire vivre le temps de savoir ce que c’est que le gaz car­bo­nique libre, puis remer­cier. Ça a tou­jours été mon rêve au fond. Toutes les choses qui ont tou­jours été mon rêve au fond. Tant de cordes et jamais une flèche. Pas besoin de mémoire. Oui, voi­là, je suis un vieux fœtus à pré­sent, che­nu et impo­tent, ma mère n’en peut plus, je l’ai pour­rie, elle est morte, elle va accou­cher par voie de gan­grène, papa aus­si peut-être est de la fête, je débou­che­rai vagis­sant en plein ossuaire, d’ailleurs je ne vagi­rai point, pas la peine. Que d’histoires je me suis racon­tées, accro­ché au moi­si, et enflant, enflant. En me disant, Ça y est, je la tiens ma légende.

Il est juste que lui aus­si ait sa petite chro­nique, ses sou­ve­nirs, sa rai­son, et qu’il puisse retrou­ver le bon dans le mau­vais, le mau­vais dans le pire, et ain­si dou­ce­ment vieillir tout le long des jours qui se res­semblent, et mou­rir un jour comme les autres, seule­ment plus court.