• Emile Benveniste ⋅ Problèmes de lin­guis­tique générale 30 11 16

    …la voix, qui est la dia­thèse fon­da­men­tale du sujet dans le verbe ; elle dénote une cer­taine atti­tude du sujet rela­ti­ve­ment au pro­cès, par où ce pro­cès se trouve déter­mi­né dans son prin­cipe. Sur le sens géné­ral du moyen, tous les lin­guistes s’accordent à peu près. Rejetant la défi­ni­tion des gram­mai­riens grecs, on se fonde aujourd’hui sur la dis­tinc­tion que Panini, avec un dis­cer­ne­ment admi­rable pour son temps, éta­blit entre le para­smai­pa­da, « mot pour un autre » (= actif), et l’atmanepada, « mot pour soi » (= moyen). À la prendre lit­té­ra­le­ment, elle res­sort en effet d’oppositions comme celle dont le gram­mai­rien hin­dou fait…

  • Emile Benveniste ⋅ Le voca­bu­laire des ins­ti­tu­tions indo-européennes

    Ce sont bien trois abla­tifs jux­ta­po­sés, l’ensemble étant sub­su­mé comme un mot unique avec le suf­fixe d’adjectif ‑ilis, ‑ilia, ajou­té au der­nier terme avec éli­sion. Pourquoi ce jux­ta­po­sé ? C’est qu’il est tiré de l’expression rituelle où le nom de l’animal sacri­fié est à l’ablatif : sū facere « sacri­fier au moyen d’un ani­mal », et non l’animal lui-même ; facere + l’ablatif est cer­tai­ne­ment la construc­tion ancienne. Donc, faire l’acte sacré au moyen de ces trois ani­maux ; grou­pe­ment ancien, consa­cré, de ces trois espèces où sūs est le nom de l’espèce porcine.…