• Giorgio Cesarano , Piero Coppo , Joe Fallisi ⋅ « Chronique d’un bal masqué » ⋅ Apocalypse et révolution 29 12 20

    Le capi­tal par­ve­nu à la domi­na­tion réelle de toute forme de pro­duc­tion et de repro­duc­tion de l’existant résume en lui l’histoire entière des socié­tés de classe et, débor­dant la sphère spé­ci­fique de l’économie poli­tique, sou­met à sa propre valo­ri­sa­tion deve­nue auto­nome toutes les sphères autre­fois sépa­rées de l’être indi­vi­duel et social deve­nu en tota­li­té le pro­duit de son orga­ni­sa­tion. Le capi­tal aujourd’hui domi­nant se défi­nit par son carac­tère fic­tif : l’essence vir­tuelle et cré­di­trice de toute « pro­prié­té ». « Dans le cré­dit, à la place du métal et du papier c’est l’homme lui-même qui devient l’intermédiaire de l’échange, non certes comme homme mais…

  • Giorgio Cesarano , Piero Coppo , Joe Fallisi ⋅ « Chronique d’un bal masqué » ⋅ Apocalypse et révolution

    La par­ti­ci­pa­tion mili­tante au réfé­ren­dum trace la ligne de démar­ca­tion à l’intérieur de « l’extrême-gauche ». C’est ici le lieu d’un pre­mier règle­ment de compte : tan­dis que Lotta conti­nua, Avanguardia Operaia et autres s’alignent sur la « poli­tique » ins­ti­tu­tion­nelle dans la mys­ti­fi­ca­tion de la mys­ti­fi­ca­tion et parlent de « vic­toire pro­lé­ta­rienne » cher­chant ain­si à occu­per le vide his­to­rique déjà occu­pé par le PCI (l’opposition fic­tive) les Brigades rouges et autres font irrup­tion sur le mar­ché en tant qu’opposition cré­di­trice de la future oppo­si­tion réelle, pour l”« alter­na­tive » dans la ges­tion de l’existant au nom de l’idéologie du contre-pou­voir (pré­li­mi­naire à la « dic­ta­ture du prolétariat »).…

  • Giorgio Cesarano , Piero Coppo , Joe Fallisi ⋅ « Chronique d’un bal masqué » ⋅ Apocalypse et révolution

    Le choix faus­se­ment qua­li­ta­tif du conspi­ra­teur qui en pous­sant ce der­nier à « fuir » la condi­tion com­mune du non-vécu pour se construire une image fan­tas­ma­tique de « héros » d”« avant-gar­diste », de « nou­veau résis­tant » non seule­ment sur­gèle, en se cris­tal­li­sant, la pas­sion latente mais trans­forme reli­gieu­se­ment le sens vivant en un « signi­fié » litur­gique, en sym­bo­lo­gie. La vraie révo­lu­tion sera tou­jours pour après sa mort : salut chré­tien. Et les « masses » et le « peuple », les « majo­ri­tés » rêvées, aux­quelles la per­son­na­li­té du conspi­ra­teur (deve­nue de façon ambi­guë, d’autant plus clan­des­tine qu’elle est plus affi­chée) s’adresse en tant que mes­sage publi­ci­taire élec­tri­sant, devraient οu se mettre, fascinées,…