Oh Lord
I’m sor­ry to hear about your dog.
Her paw couldn’t do a lick of moves.
She can no lon­ger sleep, which makes sense.
I wish I could play the pia­no for her.

Oh my girl ! What ma do.
You see me as a chi­cken, your dog.
So maybe I am a sack of grief
but that pup was publi­shed in Cambridge
com­pa­nions to the damned.

Ma gave the child the dog a bark.
I heard the dog.
I hated the dog.
The dog that I had real­ly loved bones everyday.
What a muck it made.

You’d think it was a group
but real­ly it was a luck underdog.
Sometimes I got car­ried a why is that a duck ?
Why is that a duck ?
Every time I’m grilled I’m stumped.

A slave owner is not someone who does not pay people for their work, as much as someone who will maim or kill people if they do not work (let alone, yet espe­cial­ly, revolt). And this equa­tion conti­nues into this modern era with hyper mili­ta­ri­za­tion of police, mass inter­n­ment of Brown and Black people, per­ma­nent impe­ria­list inva­sions around the world, and masses who prac­tice whi­te­ness (as it was desi­gned by past U.S. ruling classes), not as a pri­vi­lege, but rather a deputization.

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« Collateral White Skin » Waiting Behind Tornados For Food
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p. 14
, lien

Le désir d’a­gir chante son pareil quand les choses
Se lient, équi­va­lentes ; et le temps de tra­vail figé
Mesure la valeur d’u­sage ; tra­vail abs­trait où le produit
Ne se com­pare au maté­riau, où les nuances confondues
Cachent aux yeux de tous leur usage premier.
Et si les choses étaient des mots, elles diraient : Le Jour est
Pareil à la Nuit, pareil à nous, mais selon nos bons maîtres
Dans l’é­change figure à peine l’u­sage des choses,
Tout s’a­chète pour être ven­du et la valeur dispose.
C’est à bon droit que nous fuyons qui nous a faites
Quand on s’empresse de nous tenir en compagnie ;
Mais voyez, le com­merce dissimule
Les effets du tra­vail humain
Que la valeur a détourné.

On croit que la copie vaut bien l’original
Tout comme le billet vaut l’or de bon aloi,
C’est un flux conti­nu, un cir­cuit qui induit
Notre être – las­sé d’être idéal,
Livré au tour­billon des crises. Fini les anciens
Maîtres – le tra­vail pro­duit une richesse inouïe
Qui dis­pose l’es­pace, nous focalise
Et loca­lise la production :
Sous l’ap­pa­rence des faits, on ploie des volontés ;
Par la divi­sion du tra­vail, le tra­vail dépasse
Notre mal­adresse – tra­vail ven­du pour
Argent comp­tant, mais sans bénéfice,
Même si on tire la langue, les yeux bandés ;
C’est pour­quoi la valeur s’é­loigne du travail,
Plus-value pré­vi­sible – actes discordants.

Les mains, le cœur ne savent mesu­rer notre valeur
Et de toute envie de per­fec­tion ne reste qu’un projet,
Nos vies ont len­te­ment dis­po­sé nos sens à se réjouir ;
Oh, cette ardeur révèle bien ce que nous sommes :
Façons de faire, et non manières de défaire – le tout
En tra­vail mort, atteint par les outrages du temps ;
Les puis­sants confisquent les pro­duits du travail
Et nous voi­ci confon­dus sitôt qu’on nous entrave –
Et plus on tra­vaille vite, moins on a de mérite –
C’est évident, la plus-value augmente
En rap­port direct avec le rythme imposé :
Choses en vrac, un tas, mais que le temps accorde
À la vie qui déborde – c’est encore l’ou­vrage de l’esprit :
Dès que cesse le tra­vail, c’est en nous qu’il grandit.

La lumière excède les bornes que le jour nous impose,
Voici qu’un jour touche à sa fin. Les pauvres sont accablés,
Un cran de plus dans l’en­gre­nage du temps –
Sans espoir de perdre ce car­can où s’étranglent
Les tour­ments du monde, mais avec cette fureur
Calme que portent en eux les obs­curs, l’es­poir bloqué,
Stérile, le regard implo­rant – des masques vous guettent :
Puisqu’on nous prend pour des choses, qu’on soit aus­si bien traité ;
Appréciez donc en nous cette lumi­no­si­té des choses
Elle porte l’es­prit vers la lumière que l’in­fi­ni localise :
Ce n’est pas aujourd’­hui mais demain qui nous focalise.
Nul ne peut nous connaître s’il ne nous retrouve ;
Les hommes ni le temps ne nous éprouvent, mais au réveil
Le tra­vail nous rebute car il nous masque et nous déguise,
On nous prend pour des machines humaines.

Dissimulation – ça pèse sur les bonnes manières –
Une série de sot­tises bien fice­lées finissent par s’imposer,
Mais ça ne tient pas debout ; on nous voit comme des choses
Enchaînées au pro­grès, allant vers le rejet de la pleine lumière –
Dans l’ef­froi des machines on voit la per­ver­sion de l’usage.
Notre époque a per­ver­ti ses visées d’abondance :
Choses. Nous n’a­vons pas tou­jours connu cette discordance –
La mal­veillance de l’in­té­rêt, du pro­fit et de la rente – le calcul
De la plus-value, for­mu­lable en tra­vail – la source
De toute richesse indue est un gain non déclaré.
Vision qui éva­cue la terre et l’ouvrier –
Division de la plus-value, usure des machines
Mais tou­jours cet aiguillon du tra­vail aus­si vif
Que la lumière à son tour ani­mée par un travail.

Voici, nous sommes des choses, disons un quan­tum d’actions
Un cer­tain pro­duit d’éner­gie et de temps, passé
Dans les mots et les rimes que le chant appelle,
Et ce champ force l’abs­trac­tion à passer
Des lois de la valeur à la valeur appro­chée d’une œuvre.

Le regard tour­né vers l’ac­tion voit l’a­mour porter
L’apparence des choses liées, équi­va­lentes ; – évalue
Valeur et mesure que cha­cun accorde à l’a­mour, le labeur
Visible des êtres, abs­trac­tion-sen­sa­tion ; éva­lue les ressemblances
(Mi-spon­ta­nées, mi-com­po­sées) et mul­tiples nuances
Que pré­sente la nature : Benedict a un voisin
Qui rous­pète : « Mince un piaf a gobé ma mai­son » : lueur
De la nuit où l’on voit les étoiles (notre guide vers les pôles) ;
Sitôt fleu­ri, l’œillet perd ses pétales et cède la place
À la giro­flée – Non, ça n’est pas du délire (ça existe
Tout seul ; ça vit sans per­mis­sion), voyez ceux
Dont la vue rayonne, « Et j’i­rai, visiteurs,
Chercher le cœur des choses, l’a­mour ; au Séjour des Âmes
Nul amour tra­fi­qué – pen­sées d’a­mour pour l’es­poir abdiqué. »

Quel besoin pour quel motif : la per­fec­tion du réel –
Pour l’a­mour le corps est prêt à deve­nir emblème
Et nour­rit sans arrêt la pen­sée que le plai­sir attise.
Fidèle à la pen­sée, jamais le corps ne s’épuise
L’idéal amou­reux de l’a­mour, spi­rale men­tale. Supplique
En sus­pens ; plus un mot, la langue fourche
Et souffre de mêler ain­si la pen­sée vive et ses balises
Où les reflets des choses conti­nuel­le­ment se focalisent,
Substance non sou­mise aux pré­vi­sions humaines ;
Libre, elle existe, elle aime. Bientôt ron­gée par les vers,
Inutile de pleur­ni­cher, ça ne fait ni pous­ser les roses,
Ni pas­ser le der­nier souffle ; de là, il existe une grâce
D’où pro­vient la force qui incite amour à voir
Que le corps est bien avi­sé de res­ter comme il est.

Vertu enflamme la valeur et met l’a­mour en liesse.
Voici l’é­pure par­faite et l’u­nique tra­cé d’une
Puissance dont les humbles n’éprouvent
Pas la cohé­rence ; le corps, plus habile, mieux disposé
Anime maints esprits dont les visées font, de la méprise,
Une errance – Mais la seule emprise est l’a­mour : c’est lui
Qui efface les fautes envers soi et autrui, la parole
Contrainte, le rêve contra­rié que l’on fait au réveil ; nulle
Entrave ne vient des germes dont se nour­rit la force ;
Simple rap­pel du déclin quant les amours déclinent ;
Les den­te­lures du pis­sen­lit font tou­jours des heureux
Car la fan­tai­sie lui prête aus­si­tôt belle allure ;
Mais la nuit traîne au-delà de son heure, le soleil
Rejoint sa vraie nature, et la méprise prend fin.

L’amour excède les bornes que le jour lui impose –
La sombre haine se trompe ; dou­leur, fureur, blessure,
Méchants atours du res­sen­ti­ment, mais l’es­poir – l’amour
Voit l’ob­jet dont sa cause pro­cède, il voit se frayer
Dans les choses le che­min du pré­sent, du futur, voit la borne
Dérisoire du pas­sé, pas à pas, l’é­cho sonore d’un regard,
La perte – L’amour voit ces choses dont cha­cune s’annonce :
« Il nous incombe, il nous revient d’être au moins choses
D’amour ; on les voit filer dans les vœux, lumière que l’infini
Localise, gerbe de joyaux ou d’en­cens qui se focalise.
Nul ne nous connaît vrai­ment, si ce n’est par amour,
Le temps ne nous change pas, nous sommes, aimons, brûlons
Des sar­ments de mémoire, évi­tant l’é­cueil des faux-semblants.
ce que les hommes invoquent en nous, c’est l’éternel. »

Un sage se voue sans réserve à la piété,
Il vit dans le bien et non dans l’er­reur. Le chant
S’affirme sous l’emprise de l’a­mour, retour de lumière
À l’es­prit, joie qui impose à la mort, au bord de la patience,
De frei­ner son ardeur. Rare et pénible mérite : sous l’emprise
De l’a­mour la perte détour­née s’empare du visage souffrant
Sous le regard d’Apollon : AiAi, Hyacinthe, vision de pétales –
Toute rup­ture est un vif acquies­ce­ment ; humeurs subtiles
Chiffrées et déchif­frées par ami­tié, image rescapée
Qui relève de la vigi­lance, image agres­sée par
Le men­songe qui la brûle, claire image disparue ;
Transmutation de la déri­sion en chan­son, clarté
Impérissable, connaître ce qui anime toute action.

L’amour parle : « dans les villes sac­ca­gées, il y a moins d’action.
La douce giro­flée n’est plus de sai­son. Pleure maintenant,
L’emprise de l’a­mour rime avec une chan­son aberrante
Avec votre aber­ra­tion. Choses liées, équivalentes ;
Sinon, com­ment éva­luer la dis­tance de l’a­mour au loin… »

An impulse to action sings of a semblance
Of things rela­ted as equa­ted values,
The mea­sure all use is time congea­led labor
In which abs­trac­tion things keep no resemblance
To goods crea­ted ; inte­gra­ted all hues
Hide their natu­ral use to one or one’s neighbor.
So that were the things they could say : Light is
Like night is like us when we meet our mentors
Use hard­ly enters into their exchanges,
Bought to be sold things, our value arranges ;
We flee people who made us as a right is
Whose sight is quick to choose use as frequenters,
But see our cen­ters do not show the changes
Of human labor our value estranges.

Values in series taking on as real
We affect rea­dy gold a stea­dy token
Flows in unbro­ken cir­cuit and induces
Our being, wea­ries of us as ideal
Equals that hea­dy crises eddy. Broken
Mentors, uns­po­ken wealth labor produces,
Now loom as causes dis­po­sing our loci,
The foci of pro­duc­tion : things reflected
As will sub­jec­ted ; for­med in the division
Of labor, labor takes on our imprecision –
Bought, indu­ced by gold at no gain, though close eye
And gross sigh fixed upon gain have effected
Value erec­ted on labor, prevision
Of sur­plus value, dis­pa­rate decision.

Hands, heart, not value made us, and of any
Desired per­fec­tion the pro­jec­tion solely,
Lives wor­ked us slow­ly to delight the senses,
Of their fire shall you find us, of the many
Acts of direc­tion not defec­tion – wholly
Dead labor, low­lier with time’s offenses,
Assumed things of labor powers extorted
So thwar­ted we are toge­ther impeded –
The labor spee­ded while our worth decreases –
Naturally sur­plus value increases
Being inci­dent to the place exhorted :
Unsorted, indrawn, but things that time ceded
To life excee­ded – not change, the mind pieces
The expanse of labor in us when it ceases.

 

Light acts beyond the phase day wills us into
Call a matu­rer day, the poor are torn – a
Pawl to adorn a rat­chet – hope dim – eying
Move cangues, conjoi­ned the coils of things they thin to,
With allayed furor the obs­cu­rer bourne, a
Stopped hope unworn, a voi­ced look, mask espying
That, as things, men want in us yet behoove us,
Disprove us least as things of light appearing
To the will gea­ring to light’s infi­nite locus :
Not today but tomor­row in their focus.
No one real­ly knows us who does not prove us,
None or times move us but that we wake searing
The labor vee­ring from guises which cloak us,
as ani­mate ins­tru­ments men invoke us.

Dissemble – pled­ging com­plexions so guarded –
Cast of plied error leaves such error asserted
But stand obver­ted, men sight us things joi­ned to
Change itself edging the full light discarded –
In machines” ter­ror a use there averted –
Times have sub­ver­ted the plen­ty they point to :
Things, we have not always known this division –
Misprision of inter­est, pro­fit, rent – coded
Surplus, deco­ded as labor – evaded
As gain the source of all wealth so degraded
The land and the wor­ker elude the vision –
A scis­sion of sur­plus and use corroded
And still, things goa­ded by labor, nor faded,
But like light in which its action was aided.

We are things, say, like a quan­tum of action
Defined pro­duct of ener­gy and time, now
In these words which rhyme now how song’s exaction
Forces abs­trac­tion to turn from equated
Values to labor we have approximated.

 

An eye to action sees love bear the semblance
Of things, rela­ted is equa­ted, – values
The mea­sure all use who conceive love, labor
Men see, abs­trac­tion they feel, the resemblance
(Part, self-crea­ted, inte­gra­ted) all hues
Show to natu­ral use, like Benedict’s neighbor
Crying his hall’s flown into the bird : Light is
The night iso­la­ted by stars (poled mentors)
Blossom eye­let enters pea­ling with such changes
As sweet alys­sum, that not-mad­ness, (ranges
In itself, there tho acting without right) is –
Whose sight is rays, « I shall go ; the frequenters
That search our cen­ters, love ; Elysium exchanges
No desires ; its thought loves what hope estranges. »

 

Such need may see rea­son, the per­fect real –
A body rea­dy as love’s stea­dy token
Fed thought unbro­ken as plea­sure induces –
True to thought wea­ries never its ideal
That loves love, head, eve­ry eddy. Broken
Plea, best uns­po­ken, a lip’s change produces
Suffers to confuse this thought and its loci,
The foci of things time­less­ly reflected –
Substance sub­jec­ted to no human prevision,
Free as exists it loves : worms dig ; imprecision
Of indi­gna­tion can­not make the rose high
Or close sigh, the­rein bles­sed­ness effected
Thru power has direc­ted love to envision
Where body is it bears a like decision.

Virtue flames value, mer­riment love – any
Compassed per­fec­tion a pro­jec­tion solely
Power, the low­ly do not tune the senses ;
More apt, more salu­ta­ry body moves many
Minds whose direc­tion makes defec­tion wholly
Vague. This sole lee is love : from it offences
To self or others die, and the extorted
Word, thwar­ted dream with eyes open ; impeded
Not by things see­ded from which strength increases ;
Remindful of its deaths as loves decreases ;
Happy with the dan­de­lion unsorted,
Well-sor­ted by ima­gi­na­tion speeded
To it, excee­ded night lasts, the sun pieces
In neces­sa­ry nature, error ceases.

Love acts beyond the phase day wills it into –
Hate is obs­cure, errs, is pain, furor, torn – a
Lust to adorn aver­sion, hope – love eying
Its object joi­ned to its cause, sees path into
Things the future or now, that poo­rer bourne, a
Past, a step, a worn, a voi­ced look, gone – eying
These, each in itself is saying, « behoove us,
Disprove us least as things of love appearing
In a wish gea­ring to light’s infi­nite locus,
Balm or jewel­weed is accor­ding to focus.
No one real­ly knows us who does not love us,
Time does not move us, we are and love, searing
Remembrance – vee­ring from guises which cloak us,
So defi­ned as eter­nal, men invoke us. »

 

A wise man pled­ging pie­ty unguarded
Lives good not error. By love’s heir are asserted
Song, light obver­ted to mind, joy enjoi­ned to
Least death, act edging patience, envy discarded ;
Difficult rare excel­lence, love’s heir, averted
Loss seize the hurt head Apollo’s eyes point to :
Ai, Ai Hyacinthus, the petals in vision –
The scis­sion living acquies­cence, coded
Tempers deco­ded for friend­ship, evaded
Image recur­ring to vigi­lance, raided
By fal­se­hood bur­ning it clear to the vision,
Derision trans­mu­ted by laugh­ter, goaded
Voice hol­ding the node at heart, song, unfaded
Understanding whe­re­by action is aided.

Love speaks : « in wra­cked cities there is less action,
Sweet alys­sum some­times is not of time ; now
Weep, love’s heir, rhyme now how song’s exaction
Is your dis­trac­tion – rela­ted is equated,
How else is love’s dis­tance approximated. »

,
« A9 » « A » [1978, University of California Press / quo­ted : 1993, John Hopkins, p. 106–111]
,
trad.  François Dominique trad.  Serge Gavronsky
, , ,
p. 151–156

Tout homme qui se tient à l’é­cart, tout indi­vi­du qui s’i­sole et qui a l’air habi­tuel­le­ment affec­té, eh bien, c’est quel­qu’un chez qui s’a­nime un prin­cipe. Le com­por­te­ment qui n’est pas natu­rel est sym­to­ma­tique d’une maxime frois­sée. L’indépendance, l’o­ri­gi­na­li­té doit conu­nen­cer par être affec­tée. Toute morale com­mence (d’une manière) affec­tée. Elle impose l” l”  »affec­ta­tion ». Tout com­men­ce­ment est maladroit.

Jeder sich abson­dernde, gewöhn­lich affec­tirt schei­nende Mensch ist denn doch ein Mensch, bey dem sich ein Grundsatz regt. Jedes unnatür­liche Betragen ist Symptom einer anges­choss­nen Maxime. Selbstständigkeit muß affec­tirt anfan­gen. Alle Moral fängt affec­tirt an. Sie gebie­tet Affectation. Aller Anfang ist ungeschickt.

,
« Fragments pré­pa­rés pour de nou­veaux recueils » Œuvres com­plètes
,
t. 2 : « Les fragments »
,
trad.  Armel Guerne
, , ,
p. 78 § 127

Je me sais tel que je me veux, et je me veux tel que je me sais moi-même : parce que je veux ma volon­té, parce que je veux abso­lu­ment. En moi sont donc par­fai­te­ment unis connais­sance et volon­té. Comme je veux encore per­ce­voir en par­ti­cu­lier ma volon­té, mon acte, – je remarque aus­si que j’ai une volon­té, que je puis faire quelque chose sans le savoir, et mieux encore, que je puis même connaître et savoir sans l’a­voir voulu.

Ich selbst weis mich, wie ich mich will und will mich, wie ich mich weis — weil ich mei­nen Willen will — weil ich abs[olut] will. In mir ist also Wissen und Willen voll­kom­men verei­nigt. Indem ich mei­nen Willen, meine That — beson­ders noch ver­neh­men will — mercke ich, daß ich auch einen Willen haben — etwas thun kann — ohne daß ich darum weis — fer­ner, daß ich etw[as] wis­sen kann und weis, ohne daß ich es gewollt habe.

,
« Fragments pré­pa­rés pour de nou­veaux recueils » Œuvres com­plètes
,
t. 2 : « Les fragments »
,
trad.  Armel Guerne
, , ,
p. 73 § 108

Les êtres vivants ne se dis­tinguent des corps orga­niques que par la pro­prié­té qu’ils ont d’être exci­tés. Les agents de cette exci­ta­tion du corps vivant sont : ou bien a) l’air, les ali­ments, les objets exté­rieurs, le sang et les fluides sécré­tés dans le corps ; ou bien b) cer­taines fonc­tions du corps comme les contrac­tions mus­cu­laires, l’ac­tion céré­brale due aux sen­sa­tions, à la pen­sée, aux pas­sions, etc. Ces divers agents consti­tuent les puis­sances inci­tantes, et la fonc­tion qu’ils mettent en jeu se nomme l’inci­ta­bi­li­té. Quant à l’in­ci­ta­tion, c’est le pro­duit de l’ac­tion des puis­sances inci­tantes sur l’in­ci­ta­bi­li­té. La vie dépend donc de deux fac­teurs : l’un actif et exté­rieur, et l’autre pas­sif et interne ; la mort a deux causes : soit la ces­sa­tion des actions exci­tantes, soit l’ex­tinc­tion de l’in­ci­ta­bi­li­té. La san­té tient à une cor­ré­la­tion telle des inci­tants et de l’in­ci­ta­bi­li­té, que la vie se main­tienne au degré moyen d’éner­gie dont elle est sus­cep­tible. Toutes les mala­dies consistent dans l’ex­cès ou le défaut d’in­ci­ta­tion ; les mala­dies par excès sont sthi­niques, et par défaut d’in­ci­ta­tion, asthé­niques. Tous les pro­blèmes de la thé­ra­peu­tique se réduisent à savoir à pro­pos aug­men­ter ou dimi­nuer l’in­ci­ta­tion. (Ce qui n’est pas sans une cer­taine ana­lo­gie avec la démarche de l’a­cu­punc­ture chi­noise, remar­quons-le.) Brown esti­mait que les mala­dies asthé­niques étaient plus nom­breuses que les mala­dies sthé­niques. Rasori, son dis­ciple ita­lien, esti­ma par la suite que c’é­tait le contraire.

, ,
vol. 2 : Les fragments
, , ,
p. 67 (n. 1)
, résu­mé de la doc­trine de John Brown (1735–1788) par Armel Guerne