Il croyait ses enfants sur parole : l’Amérique était la terre de Dieu, New York la ville des miracles et l’an­glais la plus belle langue. Les Américains étaient sains, les Américaines belles, les sport impor­tant, le temps pré­cieux, la pau­vre­té un vice, la richesse un mérite, la ver­tu la moi­tié de la réus­site, la foi en soi-même une réus­site totale, la danse hygié­nique, le pati­nage à rou­lette un devoir, la bien­fai­sance un inves­tis­se­ment, l’a­nar­chisme un crime, les gré­vistes les enne­mis de l’hu­ma­ni­té, les agi­ta­teurs les alliés du diable, les machines modernes une béné­dic­tion du Ciel, Edison le plus grand génie. Bientôt les hommes vole­ront comme des oiseaux, nage­ront comme des pois­sons, ver­ront l’a­ve­nir comme des pro­phètes, vivront dans une paix éter­nelle et bâti­ront dans une har­mo­nie par­faite des gratte-ciel jus­qu’aux étoiles.
Er glaubte sei­nen Kindern aufs Wort, daß Amerika das Land Gottes war, New York die Stadt der Wunder und Englisch die schönste Sprache. Die Amerikaner waren gesund, die Amerikanerinnen schön, der Sport wich­tig, die Zeit kost­bar, die Armut ein Laster, der Reichtum ein Verdienst, die Tugend der halbe Erfolg, der Glaube an sich selbst ein gan­zer, der Tanz hygie­nisch, Rollschuhlaufen eine Pflicht, Wohltätigkeit eine Kapitalanlage, Anarchismus ein Verbrechen, Streikende die Feinde der Menschheit, Aufwiegler Verbündete des Teufels, moderne Maschinen Segen des Himmels, Edison das größte Genie. Bald wer­den die Menschen flie­gen wie Vögel, schwim­men wie Fische, die Zukunft sehn wie Propheten, im ewi­gen Frieden leben und in voll­kom­me­ner Eintracht bis zu den Sternen Wolkenkratzer bauen.

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Job. Roman d’un homme simple [Hiob. Roman eines ein­fa­chen Mannes, 1930]

Tous trois sen­tirent sur Sam le savon à barbe qui avait l’o­deur du muguet et un peu aus­si celle du phé­nol. Cela leur fit pen­ser à un jar­din et en même temps à un hôpital.
Alle drei rochen an Sam Rasierseife, die nach Schneeglöckchen duf­tete und auch ein wenig wie Karbol. Er erin­nerte sie an einen Garten und glei­ch­zei­tig an ein Spital.

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Job. Roman d’un homme simple [Hiob. Roman eines ein­fa­chen Mannes, 1930]

Non, Deborah n’ap­pe­lait plus Miriam. Deborah s’ap­pro­cha de Miriam. Deborah, dans son vieux châle, était vieille, laide et crain­tive devant Miriam bai­gnée de lumière et d’or ; elle s’ar­rê­ta au bord du trot­toir de bois, comme si elle obéis­sait à une ancienne loi qui com­man­dait aux mères laides de se tenir au moins à une demi-verste au-des­sous de leurs filles jolies.
Nein, Deborah rief Mirjam nicht mehr. Deborah kam zu Mirjam. Deborah, in einem alten Schal, stand alt, häß­lich, äng­st­lich vor der goldü­ber­glänz­ten Mirjam, hielt ein am Rande des höl­zer­nen Bürgersteigs, als befolgte sie ein altes Gesetz, das den häß­li­chen Müttern befahl, einen hal­ben Werst tie­fer zu ste­hen als die schö­nen Töchter.

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Job. Roman d’un homme simple [Hiob. Roman eines ein­fa­chen Mannes, 1930]

À Dubno, on y va avec la char­rette de Sameschkin ; à Moscou, on y va avec le che­min de fer ; en Amérique, on n’y va seule­ment en bateau mais aus­si avec des papiers. Et, pour les obte­nir, on doit aller à Dubno.
Aussi Deborah se ren­dit-elle chez Sameschkin. Sameschkin n’est plus assis sur le banc du poêle, il n’est même pas chez lui, c’est jeu­di, jour de mar­ché aux cochons, Sameschkin ne ren­tre­ra pas avant une heure.
Deborah va et vient, va et vient devant la bicoque de Sameschkin, elle ne pense qu’à l’Amérique.
Un dol­lar vaut plus que deux roubles, un rouble vaut cent kopecks, deux roubles font deux cents kopecks, com­bien, pour l’a­mour de Dieu, un dol­lar fait-il de kopecks ? Combien de dol­lars de plus Schemariah enver­ra-t-il ? L’Amérique est un pays béni.
Miriam va avec un cosaque ; en Russie, elle peut bien le fait ; en Amérique, il n’y a pas de cosaques.
La Russie est un pays triste, l’Amérique est un pays libre, un pays joyeux. Mendel ne sera plus maître d’é­cole, il sera le père d’un fils riche.

Nach Dubno fährt man mit Sameschkins Fuhre ; nach Moskau fährt man mit der Eisenbahn ; nach Amerika fährt man nicht nur auf einem Schiff, son­dern auch mit Dokumenten. Um diese zu bekom­men, muß man nach Dubno.
Also begibt sich Deborah zu Sameschkin. Sameschkin sitzt nicht mehr auf der Ofenbank, er ist übe­rhaupt nicht zu Hause, es ist Donnerstag und Schweinemarkt, Sameschkin kann erst in einer Stunde heimkehren.
Deborah geht auf und ab, auf und ab vor Sameschkins Hütte, sie denkt nur an Amerika.
Ein Dollar ist mehr als zwei Rubel, ein Rubel hat hun­dert Kopeken, zwei Rubel enthal­ten zwei­hun­dert Kopeken, wie­viel, um Gottes willen, enthält ein Dollar Kopeken ? Wieviel Dollar fer­ner wird Schemarjah schi­cken ? Amerika ist ein gese­gnetes Land.
Mirjam geht mit einem Kosaken, in Rußland kann sie es wohl, in Amerika gibt es keine Kosaken. Rußland ist ein trau­riges Land, Amerika ist ein freies Land, ein fröh­liches Land. Mendel wird kein Lehrer mehr sein, der Vater eines rei­chen Sohnes wird er sein.

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Job. Roman d’un homme simple [Hiob. Roman eines ein­fa­chen Mannes, 1930]

Je m’é­tais d’ailleurs tou­jours pré­oc­cu­pé fort peu de l’o­pi­nion publique, parce que j’a­vais tou­jours le plus grand mal avec ma propre opi­nion et n’a­vais donc aucun temps à consa­crer à l’o­pi­nion publique, je ne l’ac­cep­tais pas et aujourd’­hui encore je ne l’ac­cepte pas et je ne l’ac­cep­te­rai jamais. Cela m’in­té­resse, ce que les gens disent, mais avant toute chose, il ne faut pas les prendre au sérieux. C’est comme ça que j’a­vance le mieux.

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Béton [Beton, 1982]
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trad.  Gilberte Lambrichs
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Ce n’est pas aus­si absurde que cela semble à pre­mière vue quand je dis que le monde doit ses guerres les plus atroces au pré­ten­du amour des bêtes de ses diri­geants. Tout cela est confir­mé par des docu­ments et il fau­drait qu’on s’en rende compte une bonne fois. Ces gens, les poli­ti­ciens, les dic­ta­teurs, sont gou­ver­nés par un chien et ain­si pré­ci­pitent des mil­lions d’êtres humains dans le mal­heur et dans la ruine, ils aiment un chien et déclenchent une guerre dans laquelle des mil­lions de gens sont tués à cause de ce seul chien. Qu’on se demande seule­ment quel serait l’as­pect du monde si on rédui­sait ne serait-ce que de quelques ridi­cules pour cent ce pré­ten­du amour des bêtes au pro­fit de l’a­mour des gens qui n’est aus­si, natu­rel­le­ment, que pré­ten­du. La ques­tion ne peut même pas se poser, aurai-je un chien ou n’au­rai-je pas un chien, dans ma tête je ne suis abso­lu­ment pas en état d’a­voir un chien dont je sais bien, du reste, qu’il faut lui don­ner une atten­tion et des soins assez inten­sifs, comme à tout être humain, plus de soins et d’at­ten­tion que je n’en exige moi-même, mais le genre humain, tous conti­nents confon­dus, ne voit rien d’é­ton­nant à don­ner de meilleurs soins et beau­coup plus d’at­ten­tion aux chiens qu’à ses sem­blables, oui, dans le cas de tous ces mil­liards de chiens, il leur donne des meilleurs soins et plus d’at­ten­tion qu’à soi-même. Je me per­mets de qua­li­fier ce monde-là de monde en véri­té per­vers et inhu­main au plus haut degré et tota­le­ment fou. Si je suis ici, le chien est ici aus­si, si je suis là, le chien est là aus­si. Si le chien doit sor­tir, je dois sor­tir avec le chien, et cae­te­ra. Je ne tolère pas la comé­die du chien à laquelle nous assis­tons chaque jour si nous ouvrons les yeux pour peu qu’a­vec notre aveu­gle­ment de chaque jour nous ne nous y soyons pas encore habi­tués. Dans cette comé­die du chien, un chien entre en scène et agace un être humain, l’ex­ploite et, au cours d’un cer­tain nombre d’actes, chasse son inno­cente huma­ni­té. La pierre tom­bale la plus haute et la plus chère et posi­ti­ve­ment la plus pré­cieuse qui ait jamais été éri­gée au cours de l’his­toire a été éle­vée, paraît-il, pour un chien. […] En ce monde, depuis long­temps la ques­tion n’est pas de savoir com­bien quel­qu’un est humain, mais chien, sauf que jus­qu’à pré­sent, alors qu’il fau­drait, en fait, pour rendre hom­mage à la véri­té, dire à quel point l’homme est chien, on dit : comme il est humain. Et c’est cela qui est répu­gnant. Pas ques­tion d’a­voir un chien.

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Béton [Beton, 1982]
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trad.  Gilberte Lambrichs
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Mais j’ai tou­jours eu le sens de ce qu’il faut ou ne faut pas publier, bien que j’aie tou­jours pen­sé que publier est une pure folie, sinon même un crime de l’es­prit, mieux encore, un crime capi­tal contre l’es­prit. Oui, nous ne publions que pour satis­faire notre désir de gloire, pour nulle autre rai­son, quand ce n’est pas pour la rai­son encore beau­coup plus vile de l’argent, qui, tou­te­fois, vu les condi­tions dans les­quelles je suis né, peut être écar­tée en ce qui me concerne, Dieu mer­ci ! […] Toute publi­ca­tion est une bêtise et une preuve de médio­cri­té. Faire paraître l’es­prit est le plus hon­teux de tous les crimes et je n’ai pas craint de com­mettre à plu­sieurs reprises ce crime le plus hon­teux de tous. Et ce n’a­vait même pas été la gros­sière envie de com­mu­ni­quer, puisque je n’ai jamais vou­lu me com­mu­ni­quer à qui­conque, je n’a­vais rien à voir avec cela, c’é­tait le pur désir de gloire, rien d’autre.

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Béton [Beton, 1982]
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trad.  Gilberte Lambrichs
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Un ami, je n’a­vais jamais vou­lu en avoir depuis mes vingt ans, où tout à coup je me suis mis à pen­ser par moi-même. Les seuls amis que j’aie sont les morts qui m’ont légué leur lit­té­ra­ture, je n’en ai pas d’autres. D’ailleurs, il m’a tou­jours été dif­fi­cile rien que d’a­voir quel­qu’un, alors je ne songe même pas à un mot aus­si gal­vau­dé par tout le monde et aus­si peu appé­tis­sant que le mot d’a­mi­tié. Et déjà, très tôt, par périodes je n’ai abso­lu­ment eu per­sonne, tout le monde avait quel­qu’un, moi je n’a­vais per­sonne, au moins je savais que je n’a­vais per­sonne, tan­dis que les autres ne ces­saient de pré­tendre que j’a­vais quel­qu’un, disaient tu as quel­qu’un, alors que j’é­tais pour­tant tout à fait sûr de n’a­voir per­sonne, et peut-être cette pen­sée était-elle la pen­sée déci­sive, la plus des­truc­trice, de n’a­voir besoin de per­sonne. Je me suis per­sua­dé que je n’a­vais besoin de per­sonne, je m’en per­suade encore aujourd’­hui. Je n’a­vais besoin de per­sonne, donc je n’a­vais per­sonne. Mais nous avons natu­rel­le­ment besoin de quel­qu’un, sinon nous deve­nons iné­luc­ta­ble­ment tel que je suis deve­nu : pénible, insup­por­table, malade, impos­sible au sens le plus fort du terme. J’ai tou­jours cru ne pou­voir accom­plir mon tra­vail de l’es­prit qu’en­tiè­re­ment seul, sans per­sonne, ce qui devait se révé­ler une erreur, mais que nous ayons vrai­ment besoin de quel­qu’un, c’est aus­si une erreur, pour cela nous avons besoin de quel­qu’un et nous n’a­vons besoin de per­sonne, et tan­tôt nous avons besoin de quel­qu’un en même temps que nous n’a­vons besoin de per­sonne, cette chose la plus absurde de toutes, à pré­sent je m’en suis de nou­veau ren­du compte ces jours-ci ; jamais, à aucun moment, nous ne savons si nous avons besoin de quel­qu’un ou si nous n’a­vons besoin de per­sonne ou si nous avons besoin en même temps de quel­qu’un et de per­sonne, et parce que jamais, au grand jamais, nous ne savons ce dont nous avons effec­ti­ve­ment besoin, nous sommes mal­heu­reux et, dès lors, inca­pables de com­men­cer un tra­vail de l’es­prit au moment où nous le vou­lons, au moment où cela nous paraît indiqué.

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Béton [Beton, 1982]
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trad.  Gilberte Lambrichs
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Un jour, j’a­vais dix ans, j’ai été enfer­mé dans la morgue de Sophiahemmet. Le gar­dien de l’hô­pi­tal s’ap­pe­lait Algit. C’était un grand pataud avec des che­veux blonds presque blancs cou­pés ras et des petits yeux bleus per­çants sous des sour­cils blancs, des mains grasses et vio­la­cées. Algot trans­por­tait les cadavres et il par­lait volon­tiers de la mort, des morts, des ago­nies, des morts qui n’é­taient morts qu’en apparence.
La morgue se com­po­sait de deux pièces, il y avait, devant, une cha­pelle où les parents pre­naient une der­nière fois congé des leurs et, der­rière, une pièce où l’on arran­geait les cadavres après une autospie.
Un jour de grand soleil, à la fin de l’hi­ver, Algot m’a atti­ré dans la pièce de der­rière et il a sou­le­vé le drap qui recou­vrait un cadavre qu’on venait de livrer. Une jeune femme aux longs che­veux noirs, des lèvres pleines, un men­ton rond. Je l’ai lon­gue­ment regar­dée tan­dis qu’Algot s’oc­cu­pait d’autre chose. Tout à coup, j’ai enten­du un grand bruit. La porte d’en­trée venait de se refer­mer et je res­tai seul avec la morte, cette belle jeune femme, et cinq ou six autres cadavres entas­sés sur des draps tachés de jaune. Je frap­pai à la porte et j’ap­pe­lai Algot, en vain. J’étais seuls avec les morts ou ces sem­blants de morts, à tout ins­tant l’un ou l’autre pou­vait se lever et venir s’a­grip­per à moi. Le soleil brillait à tra­vers les vitres d’un blanc lai­teuxs, le silence s’ac­cu­mu­lait au-des­sus de ma tête, une chape de silence qui mon­tait jus­qu’au ciel. Mon coeur bat­tait dans mes oreilles, je res­pi­rais avec dif­fi­cul­té, j’a­vais froid au creux de l’es­to­mac et je frissonnais.
Je suis allé m’as­seoir sur un tabou­ret dans la cha­pelle et j’ai fer­mé les yeux. C’était affreux, il fal­lait que je contrôle tout ce qui pou­vait se pas­ser exac­te­ment der­rière moi ou bien là où je ne regar­dais pas. Le silence fut rom­pu par un sourd gro­gne­ment. Je savais ce que c’é­tait. Algot m’a­vait racon­té que les morts pétaient dia­ble­ment fort, le bruit ne me fai­sait pas direc­te­ment peur. Quelques sil­houettes pas­sèrent devant la cha­pelle, j’en­ten­dais leurs voix, je les entre­voyais à tra­vers les vitres dépo­lis. A mon propre éton­ne­ment, je n’ai pas crié, je suis res­té immo­bile, je me suis tu. Les sil­houettes dis­pa­rurent, les voix s’éloignèrent.
Je venais d’être sai­si par un désir violent qui me brû­lait, me déman­geait. Je me suis levé et je me suis sen­ti pous­ser vers l’autre pièce avec les morts. La jeune femme qu’on venait de trai­ter était cou­chée sur une table en bois au milieu de la pièce. J’ai reti­ré le drap, et j’ai dénu­dé la femme. Elle était entiè­re­ment nue si l’on excepte un pan­se­ment qui allait de sa gorge au pubis. J’ai levé la main et je lui ai tou­ché l’é­paule. J’avais enten­du par­ler du froid de la mort, mais la peau de la fille n’é­tait pas froide, elle me brû­lait. J’ai fait mon­ter ma main jus­qu’à son sein, un petit sein flasque avec une mame­lon noir dres­sé. Un duvet noir pous­sait sur son ventre, elle res­pi­rait, non, elle ne res­pi­rait pas, mais sa bouche ne s’é­tait-elle pas ouverte ? Je voyais ses dents blanches sous l’ar­ron­di de ses lèvres. Je me dépla­çai de façon à voir son sexe que j’au­rais vou­lu tou­cher, seule­ment je n’o­sais pas.
Maintenant je voyais bien que sous ses pau­pières à moi­tié fer­mées, elle me regar­dait. Tout n’é­tait plus que confu­sion, le temps s’ar­rê­ta et la forte lumière devint encore plus forte. Algot m’a­vait racon­té l’his­toire d’un de ses col­lègues qui avait vou­lu faire une plai­san­te­rie à une jeune infir­mière. Après une ampu­ta­tion, il avait pla­cé une main sous la cou­ver­ture de son lit. Comme l’in­fir­mière n’ar­ri­vait pas à la prière du matin, on était allé la cher­cher dans sa chambre. Elle était assise, nue, en train de mâchon­ner la main, elle avait arra­ché le pouce et elle l’a­vait intro­duit dans son vagin. Et moi, j’al­lais main­te­nant deve­nir fou comme elle. Je me suis jeté sur la porte qui s’est ouverte toute seule. La jeune femme me lais­sait filer.

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trad.  Lucie Albertini
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En cas que vous…
J’espère vive­ment que ma venue à Paris va appro­cher le jour où nous allons faire connaissance
J’espère, Monsieur, d’a­voir bien­tôt de vos nouvelles.
Peut-être vous savez dès à pré­sent vers quel temps vous serez à Paris ?
Pas plus tard qu’à Cannes j’ai deman­dé dans une phar­ma­cie « l’aé­ro­pha­gyl » qui, d’un coup, a mis fin à mon état détes­table. Mille fois merci !
Il me parais­sait quel­que­fois que l’es­prit capri­cieux et tour­men­té du conteur allait trop en avant des évé­ne­ments dont le charme bizarre et lugubre aurait, par-ci, par-là, un relief plus puis­sant encore en se déta­chant d’un fond plus prosaïque.s