On ne dira pas que le géo­mètre ou le gram­mai­rien, ensei­gnant ces véri­tés aux­quelles ils croient, sont des par­rè­siastes. Pour qu’il y ait par­rê­sia (…) il faut que le sujet, [en disant] cette véri­té qu’il marque comme étant son opi­nion, sa pen­sée, sa croyance, prenne un cer­tain risque, risque qui concerne la rela­tion même qu’il a avec celui auquel il s’adresse. Il faut pour qu’il y ait par­rê­sia que, en disant la véri­té, on ouvre, on ins­taure et on affronte le risque de bles­ser l’autre, de l’irriter, de le mettre en colère et de sus­ci­ter de sa part un cer­tain nombre de conduites qui peuvent aller jusqu’à la plus extrême vio­lence. C’est donc la véri­té, dans le risque de la violence.
[…] La par­rê­sia risque donc non seule­ment la rela­tion éta­blie entre celui qui parle et celui à qui est adres­sée la véri­té, mais, à la limite, elle risque l’existence même de celui qui parle, si du moins son inter­lo­cu­teur a un pou­voir sur lui et s’il ne peut sup­por­ter la véri­té qu’on lui dit. Ce lien entre la par­rê­sia et le cou­rage est fort bien indi­qué par Aristote lorsque, dans l’Éthique à Nicomaque, il lie ce qu’il appelle la mega­lop­su­khia (la gran­deur d’âme) à la pra­tique de la par­rê­sia.

Cette année, je vou­drais conti­nuer l’étude du franc-par­ler, de la par­rê­sia comme moda­li­té du dire-vrai. (…) L’alèthurgie serait, éty­mo­lo­gi­que­ment, la pro­duc­tion de la véri­té, l’acte par lequel la véri­té se mani­feste. Donc lais­sons de côté les ana­lyses de type « struc­ture épis­té­mo­lo­gique » et ana­ly­sons un peu les « formes alè­thur­giques ».

Foucault, les quatre moda­li­tés alè­thur­giques  : pro­phé­tique (des­ti­nal), sap­tien­tiel (onto­lo­gique), péda­go­gique (tech­nique), par­rê­sias­tique (éthique).
Il me semble – c’est tout cas ce que j’ai essayé de vous mon­trer, même sché­ma­ti­que­ment – que, dans la culture grecque, à la fin du Ve siècle-début du IVe siècle, on peut repé­rer bien répar­tis en une sorte de rec­tangle, ces quatre grands modes de véridiction :
– celui du pro­phète et du destin,
– celui de la sagesse et de l’être,
– celui de l’enseignement et de la tekhnê,
– et celui de la par­rê­sia avec l’êthos.
Mais si ces quatre moda­li­tés sont ain­si assez bien déchif­frables sépa­rables et sépa­rées les unes des autres à cette époque, un des traits de l’histoire de la phi­lo­so­phie antique (sans doute de la culture antique en géné­ral), c’est entre le mode de dire-vrai carac­té­ris­tique de la sagesse et le mode de dire-vrai carac­té­ris­tiques de la par­rê­sia, une ten­dance à se rejoindre, à se joindre, à se lier l’un à l’autre en une sorte de moda­li­té phi­lo­so­phique du dire-vrai, un dire-vrai très dif­fé­rent du dire-vrai pro­phé­tique, dif­fé­rent aus­si de cet ensei­gne­ment des tekh­nai dont la rhé­to­rique sera un des exemples. On ver­ra s’isoler, se for­mer en tout cas un dire-vrai phi­lo­so­phique qui pré­ten­dra, avec de plus en plus d’insistance, dire l’être ou la nature des choses dans la mesure seule­ment ou ce dire-vrai pour­ra concer­ner, pour­ra être per­ti­nent, pour­ra arti­cu­ler et fon­der un dire vrai sur l’êthos dans la forme de la par­rê­sia. Et dans cette mesure-là, on peut dire que sagesse et par­rê­sia vont jusqu’à un cer­tain point bien sûr, se confondre. En tout cas, elles vont être comme atti­rées l’une vers l’autre, il va y avoir comme un phé­no­mène de gra­vi­ta­tion de la sagesse et de la par­rê­sia, gra­vi­ta­tion qui se mani­fes­te­ra dans ces fameux per­son­nages de phi­lo­sophes disant la véri­té des choses, mais disant sur­tout leur véri­té aux hommes, tout au long de la culture hel­lé­nis­tique et romaine, ou gréco-romaine.

Foucault, Le cou­rage de la véri­té, cité par De Libera (der­nier cours 2018 ; le sché­ma est de De Libera), pp 27–28
 
Fiche De libe­ra (cours du 26 03 2018) :
Foucault sur le Moyen Âge (Courage de la véri­té, p. 28- 29): regrou­pe­ments alèthurgiques
1) Regroupement de la moda­li­té pro­phé­tique et de la moda­li­té par­rè­sias­tique*. – c’est le rôle que Foucault attri­bue aux grands pré­di­ca­teurs ; ils jouent dans la socié­té médié­vale le rôle du pro­phète et celui du par­rè­siaste ; le rôle de celui qui dit l’imminence mena­çante du demain, du Jugement der­nier, de la mort qui approche, de celui qui dit fran­che­ment aux hommes » en toute par­rê­sia, quels sont leurs fautes, leurs crimes en quoi et com­ment ils doivent chan­ger leur mode d’être.
2) Regroupement de la moda­li­té de la sagesse et de la moda­li­té de l’enseignement**: CV : 29 « … en face de cela, il me semble que cette même socié­té médié­vale, cette même civi­li­sa­tion médié­vale a eu ten­dance à rap­pro­cher les deux autres modes de véri­dic­tion : la moda­li­té de la sagesse qui dit l’être des choses et leur nature, et puis la moda­li­té de l’enseignement. Dire vrai sur l’être et dire vrai sur le savoir, cela a été la tâche d’une ins­ti­tu­tion, aus­si spé­ci­fique du Moyen Âge que l’avait été la Prédication : l’Université. La Prédication et l’Université me paraissent être des ins­ti­tu­tions propres au Moyen Âge, dans les­quelles on voit se regrou­per, deux par deux, les fonc­tions dont je vous ai par­lé, et qui défi­nissent un régime de véri­dic­tion, un régime du dire-vrai très dif­fé­rent de celui qu’on pou­vait trou­ver dans le mode hel­lé­nis­tique et gré­co-romain, où par­rê­sia et sagesse étaient plu­tôt combinées ».

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« Cours du 26 mars 2018 »
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Je ne suis pas une intel­lec­tuelle enga­gée. Je suis poète. Je remarque tout ce qui sen­si­ble­ment me heurte, me capte, m’ar­rête. Je remarque qu’on a pas­sé une jour­née de pro­cès à regar­der des vidéos, c’est tout. Je n’ai pas de thèse à défendre. Je ne viens pas véri­fier ce que je sais déjà, parce que je ne sais rien avant de l’a­voir écrit. Je n’ai rien à apprendre à qui que ce soit, ni sur Jeanne d’Arc, ni sur les classes moyennes – sur les­quelles j’ai pour­tant écrit deux petits livres parus chez P.O.L. Je crois sim­ple­ment que ma place est  du côté de celles et de ceux qui souffrent de ce qu’on leur impose plu­tôt que du côté de leurs juges.

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« Une par­tie de l’extrême gauche lit davan­tage de littérature »
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Man ver­gleiche zum Beispiel das ver­liebte Treiben auf einer Wiese und in einem Auto, bei einem Spaziergang der sich Liebenden auße­rhalb der Stadtmauern oder auf einer Straße von Manhattan. In den erst­ge­nann­ten Fällen hat die Umgebung teil an der libi­dinö­sen Besetzung, kommt ihr ent­ge­gen und ten­diert dazu, ero­ti­siert zu wer­den. Die Libido geht über die unmit­tel­bar ero­ge­nen Zonen hinaus – ein Vorgang nich­tre­pres­si­ver Sublimierung. Demgegenüber scheint eine mecha­ni­sierte Umgebung ein solches Selbstüberschreiten der Libido zu unter­bin­den. Bedrängt in ihrem Bestreben, den Bereich ero­ti­schen Genusses zu erwei­tern, wird die Libido weni­ger »poly­morph«, weni­ger der Erotik jen­seits loka­li­sier­ter Sexualität fähig, und diese wird gesteigert.

For example, com­pare love-making in a mea­dow and in an auto­mo­bile, on a lovers’ walk out­side the town walls and on a Manhattan street. In the for­mer cases, the envi­ron­ment par­takes of and invites libi­di­nal cathexis and tends to be ero­ti­ci­zed. Libido trans­cends beyond the imme­diate ero­to­ge­nic zones—a pro­cess of non­re­pres­sive subli­ma­tion. In contrast, a mecha­ni­zed envi­ron­ment seems to block such self-trans­cen­dence of libi­do. Impelled in the stri­ving to extend the field of ero­tic gra­ti­fi­ca­tion, libi­do becomes less « poly­mor­phous », less capable of ero­ti­cism beyond loca­li­zed sexua­li­ty, and the lat­ter is intensified.

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Der ein­di­men­sio­nale Mensch. Studien zur Ideologie der fort­ges­chrit­te­nen Industriegesellschaft [One-Dimensional Man : Studies in the Ideology of Advanced Industrial Society, Beacon Press, Boston, 1964]
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p. 93

Qu’en serait-il d’une ques­tion qui n’im­pli­que­rait pas de réponse ? Elle ne divi­se­rait pas le monde en deux : la demande, la réponse ; elle se tien­drait d’emblée en leur milieu, écla­tante de leur contra­dic­tion, et cepen­dant fer­mée à la dis­con­ti­nui­té que la contra­dic­tion engendre. Pareille ques­tion ne sau­rait pas ce qu’elle est, car niant sa nature et se niant elle-même, elle se conten­te­rait jus­te­ment d’être ce qu’elle est.
Il va donc fal­loir « jouer jus­qu’à la mort », me don­nant la comé­die de ces mots qui ne sont pas ce qu’ils vont tout d’a­bord paraître — qui ne sont pas là pour mani­fes­ter un savoir sai­si, mais pour le dépen­ser, au fur et à mesure.
« Tous les che­mins mènent à Rome », me disait-on, et encore : « Chacun pour soi et Dieu pour tous. » Ces prin­cipes pro­cla­maient à l’é­vi­dence qu’on doit néces­sai­re­ment aller quelque part. Autrement dit qu’il existe un lieu qui capi­ta­lise toutes les direc­tions et un dieu en qui se capi­ta­lisent tous les actes. Ces deux figures coïn­ci­daient d’ailleurs pour engen­drer l’Unité en laquelle « tout se retrouve » car « rien n’est per­du ». Cette grande uni­té capi­ta­liste per­met­tait d’être seul, d’être moi, puis­qu’elle garan­tis­sait la tota­li­té pour plus tard. »
Écrivant, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, mais il y a immi­nence d’un savoir, et cette immi­nence entre­tient l’é­cri­ture tout en étant, elle-même, entre­te­nue par la sup­pli­ca­tion de l’é­cri­ture, qui désire faire durer pour se faire durer. Et rien de plus. Rien au-delà.
Mais ne faut-il pas se battre conti­nuel­le­ment à l’in­té­rieur de ce même carré :
je -> me -> dérobe -> où -> je -> me -> connais
 !    !
je <- me <- connais <- où <- je <- me <-dérobe
bien qu’il soit tra­gi­que­ment risible de tour­ner ain­si en rond !
La poé­sie, par­fois, s’é­vade, mais il reste encore à s’é­va­der de la poésie.

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« La ques­tion »
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Change n° 7
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p. 145

Il n’est pas pos­sible qu’il y ait aucun inter­mé­diaire entre les énon­cés contra­dic­toires : il faut néces­sai­re­ment ou affir­mer ou nier un seul pré­di­cat, quel qu’il soit. » alt : « Nous en avons dit assez pour éta­blir que le plus sûr de tous les prin­cipes, c’est que les affir­ma­tions oppo­sées ne peuvent être vraies en même temps, et pour mon­trer les consé­quences et les causes de l’o­pi­nion contraire. Et, puis­qu’il est impos­sible que deux asser­tions contraires sur le même objet soient vraies en même temps, il est évident qu’il n’est pas pos­sible non plus que les contraires se trouvent en même temps dans le même objet ; car l’un des contraires n’est pas autre chose que la pri­va­tion, la pri­va­tion de l’essence.

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« Livre Gamma » Métaphysique
, 1011b23

Ce cercle est si par­fai­te­ment un que son dia­mètre est sa cir­con­fé­rence. Mais un dia­mètre infi­ni a un milieu infi­ni. Or son milieu est son centre. On voit donc que centre, dia­mètre et cir­con­fé­rence sont la même chose. […] Tu vois com­ment le maxi­mum par­fait tout entier est à l’in­té­rieur de tout, qu’il est simple et indi­vi­sible, puis­qu’il est le centre infi­ni ; et en dehors de tout, entou­rant toutes choses, puisque cir­con­fé­rence infi­nie ; et péné­trant tout, puisque dia­mètre infi­ni ; prin­cipe de toutes choses, puisque centre ; fin de toutes choses, puisque cir­con­fé­rence ; milieu de tout, puisque dia­mètre. Cause effi­ciente, puisque centre ; for­melle, puisque dia­mètre ; finale, puisque cir­con­fé­rence. […] Et ain­si de suite pour beau­coup de choses.

Processus per­met­tant l’imposition d’un nom et qui se déroule de la manière sui­vante (nous nous appuyons sur le De Intellectibus) : au fon­de­ment de toute connais­sance, il y a la sen­sa­tion qui « touche légè­re­ment » l’objet, puis vient l’imagination qui, en se débar­ras­sant d’une exté­rio­ri­té, sai­sit la chose de manière confuse ou indé­ter­mi­née – car ima­gi­ner, c’est accueillir sim­ple­ment la chose sans consi­dé­rer encore en elle ni nature ni pro­prié­té. Enfin vient l’intellection. Celle-ci, ayant comme acte essen­tiel celui de l’« atten­tio », débar­ras­sée de toute exté­rio­ri­té, obser­vant à tra­vers les yeux de l’esprit, intel­lige « sa chose ». Par les images, l’intellect vise une nature ou pro­prié­té de la chose en se pla­çant devant son objet ; et il se l’approprie. De la sen­sa­tion à l’intellection, en pas­sant par l’image, un pro­ces­sus d’abstraction per­met­tant la fon­da­tion des intel­lec­tions, comme por­tée au terme de la connais­sance, a lieu. C’est ain­si que nous obte­nons les « connais­sances des natures qui fon­de­ront l’imposition des noms, l’attribution du pré­di­cat au sujet et enfin le raisonnement ».

L’atten­tio, viser une nature ou une pro­prié­té, se livrer à une chose – comme acte de l’âme – ne pour­rait pas ne pas être un phé­no­mène d’ordre per­son­nel, c’est-à-dire un phé­no­mène propre et exclu­sif à un « point de vue par­ti­cu­lier », car le sujet – le sujet met­tant en œuvre cette puis­sance – dans cet acte, se fait ; d’une cer­taine manière, la per­sonne de l’acte intel­lec­tif, en se posant devant son objet, s’impose comme son pro­prié­taire, voire comme l’auteur de la chose concer­née. Ce n’est pas l’homme en géné­ral qui vise ; toute visée n’est jamais que la visée de quelqu’un. La chose nom­mée, ins­crite main­te­nant dans le monde lan­ga­gier (c’est une chose dite), se déter­mine. Le lan­gage étant une ins­ti­tu­tion humaine, la chose s’humanise. La visée comme condi­tion de pos­si­bi­li­té de l’intellection est tra­ver­sée par ce que la phé­no­mé­no­lo­gie appel­le­ra plus tard, une inten­tion­na­li­té, la chose, la pen­sée de la chose, cette chose-là, n’étant telle que pour celui qui la saisit.

C’est pour cette même rai­son que l’engendrement de l’intellection dans l’esprit de l’autre (c’est-à-dire : signi­fier) ne peut qu’être sem­blable, et non pas de l’ordre du « même ». Reformulons notre phrase, par consé­quent : viser, s’intéresser ou faire atten­tion à une chose en tant qu’elle est telle chose, ne pour­rait pas ne pas être un phé­no­mène d’ordre per­son­nel (de propre à un « singulier »).

La signi­fi­ca­tion, essen­tielle à la com­mu­ni­ca­tion, se voit affec­tée d’une double contrainte : une cause et une simi­li­tude. Une cause, car il n’y a pas de pen­sée sans objet ; pen­ser, c’est tou­jours pen­ser quelque chose ; et une simi­li­tude, car il faut poser qu’entre mon intel­lec­tion et celle de l’autre, bien qu’elles soient néces­sai­re­ment liées par la même « cause », dans l’acte de trans­fert, une coïn­ci­dence abso­lue n’aura jamais lieu.

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« La per­sonne et ses modes chez Pierre Abélard »
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Philonsorbonne n° 10
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p. 9–28
, lien

Dieu sait que la foi – sur­tout la foi lucide, qui se recon­quiert des griffes des reli­gions – a dis­pa­ru, au point qu’on ne retrouve qu’a­vec peine et patience les res­ca­pés du confor­misme, du doute et de l’a­théisme au milieu d’une huma­ni­té bru­tale et maté­ria­liste, d’un grouillis de jambes, qui ne portent plus d’âmes, qui ne sont vrai­ment plus que jambes d’os et de chair pour cou­rir après les biens ter­restres, bot­ter et écra­ser les obs­tacles à leurs dési­rs, jambes qui inondent la terre, tel­le­ment que l’oiseau ne trouve plus l’herbe sous leur piétinement.

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« Liminaire à l’é­di­tion de 1983 » La Révélation d’Arès
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p. 177